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Le député national honoraire Stiven Ndambire Makuha appelle la population à être plus exigeante envers les députés nationaux ayant voté la loi référendaire ouvrant la voie à une éventuelle révision de la Constitution de la République démocratique du Congo. Une question qui continue d’alimenter les débats au sein de la classe politique congolaise.
Il s’est exprimé à ce sujet ce samedi 13 juin 2026, lors d’une émission d’antenne libre diffusée sur les ondes de la Radio Communautaire Maendeleo de Kasindi (RCMK) et animée par le journaliste Delphin Kiza.
Malgré son appartenance à l’Action des Volontaires pour la Relève Patriotique (AVRP), parti politique cher à Muhindo Nzangi Butondo, actuel ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire et membre de l’Union sacrée de la Nation, Stiven Ndambire Makuha estime que toute initiative politique doit avant tout refléter la volonté du peuple, qu’il considère comme le souverain primaire.

Selon lui, dans un souci de redevabilité, les députés nationaux de l’actuelle législature devraient impérativement tenir compte des préoccupations et des propositions de leurs électeurs concernant les dispositions de la Constitution susceptibles d’être modifiées.
« Être de la majorité présidentielle ne signifie pas conduire aveuglément le peuple vers le déclin. Chacun est libre d’exprimer son opinion, et c’est cela la démocratie. La Constitution ne doit ni être modifiée ni changée par complaisance », a-t-il déclaré au cours de cette émission radiophonique.
L’acteur politique s’est également montré critique à l’égard de ce qu’il qualifie de manœuvres motivées par des considérations d’obédience politique ou par la crainte d’être écarté de la scène politique congolaise. Il soutient que servir son pays ne se limite pas à l’exercice d’un mandat parlementaire ou à l’appartenance à une formation politique.
« Vivre pour son pays ou le servir ne nécessite pas uniquement d’être dans la sphère parlementaire ou politique », a-t-il insisté.
Enfin, Stiven Ndambire Makuha déplore que les députés nationaux n’aient pas suffisamment associé leurs électeurs à cette démarche de révision constitutionnelle. À l’en croire, les élus auraient dû organiser des rencontres populaires afin de recueillir les avis et les préoccupations de la population avant toute prise de décision.

« En principe, les députés nationaux devaient consulter leurs bases à travers des meetings populaires pour recueillir les avis et les considérations de la population sur une éventuelle modification de la Constitution », a-t-il conclu.
Cette prise de position intervient dans un contexte où le débat sur une éventuelle révision de la Constitution continue de diviser la classe politique et l’opinion publique en République démocratique du Congo. À travers cette sortie médiatique, Stiven Ndambire Makuha appelle à une plus grande implication des citoyens dans les grandes décisions engageant l’avenir institutionnel du pays.
PAUL ZAÏDI