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À Beni, Butembo, Goma, Oïcha, Kasindi et dans plusieurs autres localités de l’Est de la RDC, l’heure est à l’espoir. Ce mercredi 17 juin, les populations s’apprêtent à vivre un moment exceptionnel : le retour des Léopards à la Coupe du Monde, 52 ans après la participation historique de 1974.
Dans une région où l’insécurité rythme malheureusement le quotidien de nombreuses familles, le football offre une parenthèse particulière. Dans les rues, les marchés, les terrasses et les quartiers, les discussions ont changé de sujet. Pour quelques heures, les préoccupations liées aux conflits laissent place aux pronostics, aux souvenirs et aux rêves d’une grande performance congolaise.
À Kasindi, comme ailleurs dans le Grand Nord-Kivu, les supporters se préparent à suivre avec passion le match qui opposera la RDC au Portugal à partir de 19h00, heure locale. Les drapeaux sont sortis, les maillots des Léopards réapparaissent et chacun espère voir la sélection nationale faire honneur aux couleurs du pays.

Pour beaucoup de Congolais, cette participation dépasse le simple cadre sportif. Elle représente un motif de fierté nationale et un symbole de résilience pour un peuple qui continue de faire face à de nombreuses épreuves. Voir la RDC évoluer à nouveau sur la plus grande scène du football mondial rappelle que malgré les difficultés, les rêves restent permis.

Face au Portugal, les hommes de Sébastien Desabre auront certes une mission difficile, mais ils porteront derrière eux l’espoir de millions de compatriotes. Des villages les plus reculés aux grandes villes du pays, toute une nation sera unie derrière les Léopards.
Ce soir, pendant 90 minutes ou plus, le football fera peut-être ce qu’aucun autre événement ne parvient à accomplir : rassembler un peuple autour d’une même émotion, d’un même drapeau et d’un même rêve.
Benedicto Kaluba