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La coordination de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), secteur de Ruwenzori, a saisi la direction provinciale de Virunga Foundation et de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) afin de dénoncer ce qu’elle qualifie de graves irrégularités dans la gestion des ressources humaines au sein de certaines structures de Virunga Foundation opérant dans la région.
Dans une correspondance datée du 16 juin 2026, la société civile accuse l’organisation de procéder à des licenciements d’agents locaux sans respect des procédures légales prévues par le Code du travail congolais. Selon la NSCC, plusieurs travailleurs auraient été remerciés sans préavis, sans paiement de leurs droits et sans indemnités de fin de contrat.
L’organisation citoyenne affirme également constater un non-respect du quota de recrutement local. Elle soutient que les entreprises concernées ne réserveraient pas suffisamment d’opportunités d’emploi aux habitants du secteur de Ruwenzori, malgré les dispositions légales favorisant la main-d’œuvre locale. La société civile estime que certains postes seraient attribués à des personnes recrutées en dehors de la région au détriment des compétences locales.
Face à cette situation, la NSCC demande l’ouverture d’une enquête indépendante ainsi qu’une mission de contrôle dans les différentes installations de Virunga Foundation, notamment au sein des structures SICOVIR, Chocolaterie, VE et VF. Elle souhaite notamment vérifier la régularité des licenciements intervenus récemment, examiner les registres du personnel et les contrats de travail, ainsi que faire la lumière sur les pratiques de recrutement.

Par ailleurs, la coordination de la société civile s’interroge sur la fermeture du point de vente local du savon SICOVIR à Mutwanga et sollicite des explications sur cette décision.
Dans son document, la NSCC a également dressé une liste de plusieurs anciens agents qu’elle présente comme des victimes de ces mesures, affirmant qu’aucune indemnisation ne leur aurait été versée.
Contactée ou non encore officiellement entendue au moment de la rédaction de cet article, la direction de Virunga Foundation n’avait pas encore réagi publiquement à ces accusations. La publication de sa version des faits permettra d’éclairer davantage l’opinion sur ce dossier qui suscite déjà de nombreuses réactions au sein de la communauté locale.
La société civile appelle enfin les autorités compétentes à prendre des mesures afin de garantir le respect de la législation du travail et la protection des droits des travailleurs dans le secteur de Ruwenzori.
Plusieurs tentatives ont été entreprises pour joindre le porte-parole de Virunga Foundation afin d’obtenir la version de l’entreprise sur les accusations formulées par la société civile. Cependant, jusqu’à la publication de cet article, ces démarches n’avaient pas encore abouti. La rédaction reste disposée à publier toute réaction ou mise au point de l’entreprise afin de garantir l’équilibre de l’information.
PAUL ZAÏDI