RDC : Delly Sesanga empêché de quitter le pays, la DGM lui retire son passeport et refuse son embarquement

Views: 13

Le président du parti Envol et membre de la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), Delly Sesanga, affirme avoir été empêché de quitter le territoire congolais alors qu’il devait se rendre en Europe pour poursuivre des soins médicaux. Selon ses déclarations, la Direction générale de migration (DGM) lui a retiré son passeport et refusé l’embarquement sans lui communiquer les motifs de cette décision.

L’ancien député national explique que ce voyage était destiné à assurer le suivi médical des blessures qu’il dit avoir subies lors de la manifestation du 12 juin dernier. « Je devais prendre mon vol pour aller poursuivre le contrôle médical suite aux différentes blessures à l’issue de la manifestation du 12 juin dernier et je me suis vu retirer mon passeport et refuser l’embarquement par la DGM. Ils ne communiquent aucune raison. Elles me disent que je dois me présenter à la Cour de cassation. Pour quel motif ? Je n’ai jamais été notifié de quoi que ce soit », a-t-il déclaré.

Estimant que ses droits fondamentaux ont été bafoués, Delly Sesanga dénonce une mesure arbitraire et affirme n’avoir reçu aucune notification judiciaire justifiant cette restriction de mouvement. Il soutient que toute procédure à son encontre devrait respecter les dispositions légales en vigueur. « Les voies d’action judiciaire sont connues. Elles sont exercées conformément au droit… Je vais faire valoir mes droits. Nous sommes dans un cadre arbitraire flagrant », a-t-il affirmé.

Le président d’Envol considère par ailleurs que cette affaire illustre, selon lui, les dérives de l’État de droit en République démocratique du Congo. Il affirme que si des griefs existent contre lui, ils devraient être portés devant la justice dans le strict respect de la loi. « S’il y a des griefs ou des infractions qui nous sont reprochés, c’est à la justice de pouvoir les prouver, mais pas d’utiliser des voies qui ne sont pas prévues par la loi », a-t-il déclaré.

Ces déclarations interviennent dans un contexte politique tendu, à quelques jours de la marche pacifique annoncée par une partie de l’opposition pour le 8 juillet prochain, afin de réclamer la démission du président Félix Tshisekedi. À ce stade, les autorités congolaises n’ont pas encore officiellement réagi aux accusations formulées par Delly Sesanga concernant le retrait de son passeport et le refus de son embarquement.

Par PAUL ZAÏDI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *