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L’inhumation de la baleine retrouvée échouée sur les côtes de Moanda, dans la province du Kongo-Central, continue d’alimenter les discussions au sein des milieux scientifiques et environnementaux. Si les autorités ont privilégié une intervention rapide pour des raisons de santé publique, plusieurs spécialistes estiment que cette découverte représentait une occasion unique d’approfondir les connaissances sur la biodiversité marine en République démocratique du Congo.
Au cours d’un briefing de presse tenu le mardi 7 juillet à Kinshasa, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat a expliqué que le pays ne disposait pas, au moment des faits, des spécialistes nécessaires pour mener des analyses approfondies de la carcasse. Selon elle, les rares experts congolais en mammifères marins se trouvaient alors en mission à l’étranger.
Cette situation a suscité des réactions de plusieurs chercheurs, qui estiment qu’une expertise multidisciplinaire associant des biologistes marins, des vétérinaires, des océanographes et d’autres scientifiques aurait permis de déterminer les causes de la mort de l’animal et de recueillir des données utiles sur l’état des écosystèmes marins, les maladies ou encore les effets du changement climatique.

Pour de nombreux universitaires, l’absence d’analyses scientifiques avant l’inhumation pourrait représenter une perte importante pour la recherche. Ils rappellent que les carcasses de grands cétacés constituent souvent une source précieuse d’informations pour les programmes internationaux consacrés à la conservation de la biodiversité marine.
Face à cette situation, plusieurs experts recommandent l’élaboration d’un protocole national de gestion des mammifères marins échoués. Ils plaident notamment pour la mise en place d’une équipe d’intervention spécialisée, capable de réaliser rapidement des prélèvements biologiques et de préserver certains spécimens à des fins scientifiques, académiques et muséales, afin de mieux valoriser le patrimoine naturel de la RDC.
Christelle Mbombo