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La plateforme politique C64 a réagi ce jeudi à la suite de la rencontre entre son présidium et le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine. Dans un communiqué officiel, la coalition conduite notamment par Jean-Marc Kabund a tenu à dissiper toute ambiguïté sur la portée de cette audience.
Selon la C64, cette rencontre s’est tenue à l’initiative du chef de l’État burundais et ne saurait être interprétée comme un changement de position politique. La plateforme affirme qu’elle n’a « ni négocié ses convictions, ni marchandé son combat », réaffirmant ainsi sa détermination à poursuivre ses revendications.
La coalition indique toutefois qu’elle demeure favorable à un dialogue qu’elle qualifie de « véritable, sincère et inclusif ». Pour y prendre part, elle pose plusieurs préalables, notamment l’abandon du projet de révision constitutionnelle, la libération des prisonniers politiques ainsi que le respect des libertés publiques et des droits fondamentaux.
Dans la même communication, la C64 annonce l’organisation d’une grande marche pacifique le 22 juillet 2026 en direction du Palais de la Nation à Kinshasa. Cette manifestation, selon ses initiateurs, vise à réaffirmer leur attachement à la Constitution, à l’État de droit et à la souveraineté du peuple congolais.
À travers cette déclaration, la plateforme entend rassurer ses militants et l’opinion publique sur la continuité de son engagement politique, tout en appelant à des réformes qu’elle estime nécessaires pour garantir un climat démocratique en République démocratique du Congo.
Par Christelle Mbombo