Goma : la jeunesse de Karisimbi dénonce la disparition de près de 50 jeunes et appelle à une enquête

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Le Conseil urbain de la jeunesse de la commune de Karisimbi, à Goma, alerte sur la disparition de près de cinquante jeunes, dont plusieurs mineurs, à la suite d’une opération de bouclage qui aurait été menée dans la nuit du 6 au 7 juillet 2026 dans des quartiers situés aux abords du camp militaire de Katindo. L’organisation appelle les structures de défense des droits humains à s’impliquer afin que toute la lumière soit faite sur le sort des personnes concernées.

Selon des témoignages recueillis auprès des familles, les interpellations auraient eu lieu sur les avenues Salongo 3 et Katoyi 1, dans les quartiers Mabanga-Nord et Kasika. Les proches affirment que les jeunes auraient d’abord été rassemblés au stade du camp militaire de Katindo avant d’être conduits à bord de camions vers une destination inconnue. Depuis, aucune information officielle n’aurait été communiquée sur leur lieu de détention ni sur les motifs de leur arrestation.

Cette situation suscite une vive inquiétude parmi les familles, qui redoutent notamment un éventuel enrôlement forcé dans le contexte sécuritaire qui prévaut dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué publié ce mercredi 8 juillet, le Conseil urbain de la jeunesse de Karisimbi appelle les organisations nationales et internationales de défense des droits humains à suivre de près cette affaire et à entreprendre des démarches afin d’établir le sort des personnes interpellées.

L’organisation rappelle que toute arrestation ou détention doit s’effectuer dans le respect du droit international humanitaire ainsi que de la Convention relative aux droits de l’enfant. Elle insiste sur la nécessité de garantir les droits fondamentaux des personnes interpellées, en particulier ceux des mineurs, et demande que les familles soient rapidement informées du sort réservé à leurs proches. À ce stade, aucune réaction officielle de l’AFC/M23 n’a été enregistrée concernant ces allégations.

Cette affaire intervient quelques jours seulement après d’autres interpellations signalées à Goma. Selon plusieurs sources locales, des jeunes, des femmes et des hommes avaient été arrêtés le 1ᵉʳ juillet alors qu’ils célébraient le premier but des Léopards face à l’Angleterre. Si 31 personnes ont été officiellement libérées le 3 juillet, le sort de plusieurs autres demeure incertain, amenant les organisations de la société civile à réclamer davantage de transparence ainsi que le respect des garanties prévues par le droit national et international.

Stéphanie Vumiliya

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