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La République démocratique du Congo a porté la situation sécuritaire dans l’Est du pays au cœur de la 51ᵉ session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), ouverte vendredi 10 juillet 2026 à Yaoundé, au Cameroun. La délégation congolaise, conduite notamment par le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, et le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a plaidé pour le respect de la souveraineté nationale et le rétablissement d’une paix durable.
Prenant la parole devant les représentants des parlements de l’espace francophone, Aimé Boji Sangara a attiré l’attention sur la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC et ses graves conséquences humanitaires. Il a dénoncé ce qu’il qualifie de « guerre d’agression », évoquant les déplacements massifs de populations, les pertes en vies humaines ainsi que les violences subies par les civils, particulièrement les femmes et les enfants.
Le président de l’Assemblée nationale a appelé la communauté internationale à faire respecter les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et les principes du droit international. Il a accusé le Rwanda de mener des opérations militaires sur le territoire congolais et plaidé pour la cessation de tout soutien aux groupes armés ainsi que pour le retrait des forces étrangères du territoire de la RDC.
Pour Aimé Boji Sangara, la crédibilité du multilatéralisme dépend de l’application effective des engagements internationaux. Il a ainsi exhorté les institutions et partenaires internationaux à adopter une position ferme face aux violations du droit international. Le président de l’Assemblée nationale a également évoqué l’épidémie d’Ebola dans le nord-est de la RDC, appelant les États membres de la Francophonie à renforcer leur solidarité et leur coopération dans la riposte sanitaire.
La participation de la RDC à cette 51ᵉ session de l’APF s’inscrit dans la poursuite des efforts diplomatiques de Kinshasa visant à mobiliser un soutien international accru en faveur de la paix, de la sécurité et du respect de l’intégrité territoriale du pays. À travers cette tribune, les autorités congolaises entendent maintenir la crise dans l’Est de la RDC au centre des préoccupations de la communauté francophone.
PAUL ZAÏDI