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La nuit du mercredi au jeudi 16 juin a été très agitée à Nyankunde, dans la chefferie d’Andisoma, et à Marabo, dans Mobala, après l’assassinat du chef de la milice FPIC par des personnes jusque-là inconnues, porteuses d’armes à feu, près de la rivière Masinda.
Alors que la FPIC faisait partie des groupes armés signataires des actes d’engagement pour la cessation des hostilités en province de l’Ituri, cette tuerie a déclenché une vive indignation qui pouvait générer une méfiance de la part de ces jeunes à haut risque, une situation qui a inquiété plus d’un.
L’administrateur militaire du territoire d’Irumu, le colonel SIRO NSIMBA BUNGA, accompagné du commandant du secteur opérationnel Ituri, le général de brigade Boni Matiti, se sont dépêchés sur le terrain afin de calmer les tensions.

« Les services sont déjà instruits de mener des enquêtes approfondies afin de retrouver les auteurs de cet acte. Nous savons que des familles viennent d’être endeuillées, mais nous ne voulons plus que la situation dégénère alors que la population est déjà retournée dans la région », indique le colonel Siro Nsimba, en appelant la communauté à faire confiance aux autorités. Selon lui, cet assassinat est l’œuvre des ennemis de la paix qui veulent semer la confusion entre les militaires des FARDC et les jeunes déjà engagés pour le retour effectif de la paix.
À cette occasion, le Conseil territorial de la jeunesse d’Irumu présente ses condoléances à la famille biologique, aux proches et à tous les éléments de la FPIC pour le décès tragique de Monsieur Tondabo, alias Hérode.

« Nous appelons la FPIC à faire preuve de retenue, à maintenir ses positions dans le respect des clauses des actes d’engagement, à éviter toute forme de manipulation pouvant reconduire le territoire dans le chaos. Nous appelons la jeunesse à continuer la collaboration avec les services de sécurité pour préserver la stabilité et la paix dans la région », note-t-il.
Notons que l’instauration du régime de l’état de siège est intervenue alors que le territoire d’Irumu sombrait dans une insécurité caractérisée par des tueries, des déplacements de la population de plusieurs entités et l’absence complète de l’autorité de l’État.
La Reine Aminata Kitambala