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La tension politique monte à l’approche du 22 juillet 2026. Quelques heures après la confirmation par Delly Sesanga de la marche de la Coalition C64, l’Union sacrée a, à son tour, annoncé une mobilisation à la même date, faisant craindre une journée particulièrement sensible dans la capitale.
Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, Delly Sesanga a confirmé le maintien de la manifestation de la C64, présentée comme une marche pacifique. La coalition affirme vouloir exercer son droit constitutionnel de manifester et revendique notamment la démission du président Félix Tshisekedi. Elle appelle également les autorités à garantir la sécurité des manifestants.
En réaction, l’Union sacrée, plateforme politique soutenant le chef de l’État, a annoncé l’organisation d’une mobilisation le même jour. Selon ses responsables, cette initiative vise à défendre les institutions de la République, l’ordre constitutionnel et à réaffirmer leur soutien au président de la République. La plateforme invite également ses militants à préserver le calme et à éviter tout acte de violence.

L’annonce de ces deux mobilisations simultanées suscite des préoccupations au sein de l’opinion publique et chez plusieurs observateurs. Ces derniers redoutent des tensions si les itinéraires ou les lieux de rassemblement des deux camps venaient à se croiser.
Les regards sont désormais tournés vers les autorités compétentes, appelées à prendre les mesures nécessaires pour garantir à la fois le respect de la liberté de manifester, la sécurité des personnes et des biens, ainsi que le maintien de l’ordre public.
Le 22 juillet pourrait constituer un test important pour la gestion des manifestations publiques en République démocratique du Congo. L’évolution de la situation dépendra notamment des dispositions prises par les autorités et du comportement des différents acteurs politiques afin d’éviter tout débordement.
Christelle Mbombo