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La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le territoire de Kabambare, en province du Maniema, où les incursions armées attribuées au groupe dirigé par le général autoproclamé Mayaya continuent de semer la peur au sein des populations civiles. Depuis le 2 juillet, ces combattants, venus du territoire de Nyunzu dans la province du Tanganyika, sont impliqués dans des affrontements avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi qu’avec d’autres groupes armés présents dans la région.
Les combats ont provoqué d’importants déplacements de populations. Selon plusieurs sources locales, de nombreuses habitations ont été incendiées ou pillées et plusieurs biens emportés par les assaillants. Face à l’intensité des violences, des centaines d’habitants ont abandonné leurs villages. Certains se sont réfugiés dans la brousse, tandis que d’autres ont rejoint le Sud-Kivu, Kalemie ou encore Kabambare-Centre.
Préoccupé par cette dégradation de la situation sécuritaire, le député national Emedi Amuri Xavier Todos a saisi l’Assemblée nationale à travers une motion d’information. L’élu sollicite une implication urgente de la Chambre basse afin qu’une résolution soit adoptée pour interpeller les membres du Gouvernement concernés.
«« L’objectif de cette démarche est que la plénière adopte une résolution afin que le bureau de l’Assemblée nationale saisisse notamment les ministres de l’Intérieur, de la Défense et des Affaires humanitaires pour qu’ils interviennent en vue de faire cesser les hostilités », a déclaré Emedi Amuri Xavier Todos.»
Le député dénonce les lourdes conséquences des affrontements sur les populations civiles. Il affirme que plusieurs localités ont été victimes de pillages, d’incendies et de destructions perpétrés par les combattants de Mayaya.
«« Dès qu’il y a affrontement quelque part, il y a des pertes en vies humaines. Les troupes de Mayaya ont incendié des maisons, détruit et pillé les biens de la population. Face aux crépitements des balles, les habitants n’ont eu d’autre choix que de fuir », a-t-il ajouté.»
Selon l’élu, les mouvements de déplacés se poursuivent et les besoins humanitaires ne cessent d’augmenter. Les familles ayant fui les violences vivent dans des conditions précaires, en attendant un retour à la normale.
Face à cette crise, les populations de Kabambare appellent les autorités nationales à renforcer la présence des forces de sécurité, à assurer la protection des civils et à déployer une assistance humanitaire en faveur des personnes déplacées. Les acteurs locaux espèrent également des actions rapides pour mettre fin aux violences et restaurer durablement la paix dans cette partie de la province du Maniema.
Par Verdier Kitambala