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Une information largement relayée sur les réseaux sociaux affirme que les prochains membres du gouvernement gabonais devraient désormais prêter serment sur le Ndjobi, une institution traditionnelle et initiatique gabonaise. Selon certaines publications, cette pratique aurait été envisagée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema pour renforcer la discipline et l’intégrité des ministres. Mais aucune source officielle consultée ne confirme l’instauration d’une telle procédure.
La rumeur intervient alors que des spéculations circulent autour d’un possible remaniement gouvernemental au Gabon. Plusieurs publications présentent le Ndjobi comme un nouveau cadre symbolique dans lequel les futurs ministres devraient s’engager à exercer leurs fonctions avec probité. Toutefois, aucune communication officielle de la présidence ou du gouvernement gabonais ne fait état d’une décision instituant un serment ministériel sur le Ndjobi.
La dernière prestation de serment des membres du gouvernement, organisée en janvier 2026, apporte un élément concret. Selon la Présidence gabonaise, le vice-président de la République et les ministres avaient prêté serment devant les juges de la Cour constitutionnelle. Leur engagement portait notamment sur le respect de la Constitution et de l’État de droit, l’exercice consciencieux de leurs fonctions ainsi que la confidentialité des informations relevant du secret d’État. Aucune référence au Ndjobi n’apparaît dans le compte rendu officiel.

Le Ndjobi, également appelé Njobi dans certaines sources, est bien une institution traditionnelle et initiatique connue au Gabon. Son importance culturelle et sociale est documentée, notamment autour des notions de responsabilité, de règles communautaires et de régulation sociale. Mais cette réalité culturelle ne constitue pas une preuve de son intégration dans la procédure constitutionnelle de prestation de serment des membres du gouvernement.
Rien ne permet d’affirmer que les ministres gabonais doivent désormais prêter serment sur le Ndjobi. À ce jour, aucune décision officielle ou modification juridique confirmant cette pratique n’a été identifiée. La procédure officiellement documentée demeure celle appliquée en janvier 2026 devant la Cour constitutionnelle. La rumeur diffusée sur les réseaux sociaux confond donc une tradition initiatique gabonaise avec la procédure constitutionnelle de prestation de serment.
Par PAUL ZAÏDI