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L’influenceuse et créatrice de contenus congolaise Denise Dusauchoy a été placée sous mandat d’arrêt provisoire après sa présentation, mercredi, devant le ministère public à Kinshasa. Elle avait été arrêtée le 30 août en Tanzanie avant d’être transférée en République démocratique du Congo (RDC).
Selon une source judiciaire citée par l’Agence congolaise de presse (ACP), cette présentation s’est déroulée dans le cadre de la procédure judiciaire engagée contre elle et en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par l’autorité judiciaire compétente.
Au terme des premières auditions, les procureurs auraient relevé des « indices sérieux de culpabilité ». La même source indique que les magistrats auraient également estimé nécessaire de maintenir Denise Dusauchoy en détention, notamment en raison d’un risque de fuite et de l’existence de « plusieurs interventions extérieures ».
Les autorités judiciaires congolaises n’ont, pour l’heure, pas détaillé les faits précis reprochés à l’influenceuse. Le ministre de la Justice affirme toutefois que son arrestation découle de démarches judiciaires engagées dans le cadre de plusieurs dossiers pénaux actuellement en instruction.
Le dossier remonte notamment à la période d’octobre-novembre 2025. Le procureur général près la Cour de cassation avait alors transmis aux autorités judiciaires belges trois commissions rogatoires internationales concernant des dossiers ouverts au Parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe, impliquant Denise Dusauchoy et d’autres personnes. Des mandats d’arrêt internationaux auraient également été délivrés dans le cadre de ces procédures.
Cette arrestation intervient dans un contexte de surveillance accrue des comportements sur les réseaux sociaux en RDC. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a estimé qu’elle constituait un avertissement à l’égard de ceux qui se livrent à des « insultes, des diffamations, de la calomnie et des attaques personnelles » en ligne.
Denise Dusauchoy demeure présumée innocente jusqu’à l’issue définitive de la procédure judiciaire.
Par RUTH NGALULA