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D’emblée, l’insécurité demeure une préoccupation majeure dans plusieurs localités périphériques de Beni, au Nord-Kivu à l’Est de la République démocratique du Congo. Face à cette menace persistante, les habitants sont contraints d’adapter leur mode de vie afin de limiter les risques. Les déplacements nocturnes sont désormais réduits au strict minimum tandis que certaines activités agricoles, principale source de revenus pour de nombreuses familles, connaissent un ralentissement considérable.
Rencontrée dans son champ madame Kavira Kalaviro, femme paysanne a exprimé son inquiétude face à cette situation qui affecte directement les moyens de subsistance des ménages. « Nous vivons dans la peur. Nous ne pouvons plus accéder librement à nos champs et parfois nous sommes obligés de rentrer très tôt. Cela réduit notre production et nos revenus », a-t-elle déclaré avec amertume.
Pour les leaders communautaires de la région, cette insécurité a profondément modifié les habitudes des habitants. Dans plusieurs villages, les populations privilégient désormais les déplacements en groupe afin de renforcer leur sécurité. « Les habitants essaient de s’organiser pour éviter de se déplacer seuls. La vigilance communautaire est devenue une nécessité pour faire face à cette situation », a expliqué Monsieur Élie Ombeni l’un des leaders communautaires de l’entité frontalière de Kasindi.
Malgré ce climat d’incertitude, les habitants des périphéries de Beni s’efforcent de poursuivre leurs activités quotidiennes. Selon les acteurs de la société civile, les communautés locales font preuve de résilience, même si les défis sécuritaires continuent de peser lourdement sur leur quotidien. « La population tente de maintenir ses activités, mais la peur reste permanente dans plusieurs villages », a indiqué Monsieur Kasereka Katavira, représentant de la société civile.
Face à cette réalité, les habitants lancent un appel pressant aux autorités compétentes afin qu’elles renforcent les mesures de sécurité dans les zones touchées. « Nous demandons aux autorités de multiplier les efforts pour assurer la protection des personnes et de leurs biens. Le retour de la sécurité est indispensable pour permettre aux populations de vivre et de travailler normalement », a conclu cet acteur de la société civile civile forces vives sous noyau du groupement Basongora.
PAUL ZAÏDI