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Uvira, Sud-Kivu.
Le Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la Région des Grands Lacs (PFCIGL) a lancé, du 1er au 6 juin 2026 à Uvira, une session de formation destinée à 80 multiplicateurs chargés de vulgariser les normes minimales de traitement des petits commerçants transfrontaliers dans l’espace COMESA. Les bénéficiaires sont issus de plusieurs structures, notamment des associations de petits commerçants, de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), de la société civile, des jeunes agri-preneurs, des bureaux du commerce extérieur et de l’équipe du projet. Après cette première étape à Uvira, le programme sera étendu à Kasindi, dans la province du Nord-Kivu.
Renforcer les capacités pour une meilleure application des normes
Cette initiative vise à doter les acteurs locaux des compétences nécessaires pour accompagner la mise en œuvre effective des dispositions réglementaires relatives au traitement des petits commerçants aux frontières. Les participants auront également pour mission de documenter les difficultés rencontrées sur le terrain et de sensibiliser leurs communautés. À terme, ils seront regroupés au sein d’un réseau fonctionnel de multiplicateurs afin de créer une dynamique durable de diffusion et d’appropriation des normes du COMESA. La ministre provinciale du Commerce du Sud-Kivu a, à cette occasion, promis l’appui du gouvernement provincial aux différentes plateformes des petits commerçants transfrontaliers.
Des frontières plus humaines et plus équitables
La formation est assurée principalement par Madame Solange Nabintu, responsable à la Direction Générale de Migration (DGM), institution qui joue un rôle central dans la gestion des flux migratoires aux postes frontaliers. Les normes minimales du COMESA mettent l’accent sur un traitement humain, équitable et non discriminatoire des commerçants transfrontaliers. Elles prévoient notamment la réduction des tracasseries administratives, l’obligation pour les agents de porter des uniformes identifiables, le traitement rapide des documents ainsi que la délivrance systématique de reçus après chaque paiement effectué.
Le petit commerce transfrontalier, un levier de développement régional
Le COMESA considère le petit commerce transfrontalier comme un facteur essentiel de croissance économique et de sécurité alimentaire dans la région. Les femmes représentent entre 70 et 80 % des petits commerçants concernés par ces mécanismes. Grâce au Régime Commercial Simplifié (RECOS) et à la Charte sur les normes minimales de traitement des petits commerçants transfrontaliers, ces acteurs bénéficient d’un cadre destiné à protéger leurs droits tout en facilitant les échanges commerciaux. Selon Labi Heureuse Kudura, experte en commerce au PFCIGL, ces normes accordent une place importante à la dimension genre et contribuent à la formalisation progressive du commerce transfrontalier.
La RDC renforce son engagement dans l’intégration régionale
La République démocratique du Congo poursuit la mise en œuvre de ces normes à travers les accords commerciaux signés avec le Burundi en 2022 et avec l’Ouganda en 2018. Ces engagements prévoient l’application du RECOS et de la Charte du COMESA à tous les postes frontaliers concernés. Pour Corneille Wasikwa Mukamba, chef de Division provinciale du Commerce extérieur du Sud-Kivu, ces initiatives permettront de mieux encadrer les activités commerciales, de protéger les petits commerçants et d’améliorer la mobilisation des recettes publiques. À travers cette formation, le PFCIGL entend ainsi contribuer à un commerce transfrontalier plus inclusif, plus sécurisé et davantage intégré dans la région des Grands Lacs.
La rédaction de TAARIFA RDC / Cellule de Communication du PFCIGL