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Lors d’une rencontre marquante avec la diaspora congolaise à Houston, le président Félix Tshisekedi a lancé une charge sans précédent contre son prédécesseur Joseph Kabila, qu’il a qualifié de « chien » placé à la tête de la République démocratique du Congo (RDC) par des « ennemis » étrangers. Cette déclaration forte, prononcée le 17 juin 2026, a secoué la scène politique congolaise et ravivé les tensions entre l’actuel chef de l’État et l’ancien régime.
Dans un discours passionné, Félix Tshisekedi a dénoncé ce qu’il considère comme une manipulation historique orchestrée par des puissances étrangères. Selon lui, ces « ennemis » ont écarté Laurent-Désiré Kabila, héros national assassiné en 2001, pour installer à sa place une figure qu’ils pouvaient contrôler aisément : Joseph Kabila. « Les ennemis étaient entrés, nous étions distraits. Ils ont même écarté un fils du pays, Laurent-Désiré Kabila, et ils ont placé leur chien, Joseph Kabila, qu’ils pouvaient dresser à leur guise », a-t-il déclaré devant une foule attentive.
Au-delà de cette attaque directe, le président Tshisekedi a recentré son message sur l’importance cruciale de l’unité nationale. Il a mis en garde contre les dangers du régionalisme et des divisions internes, qu’il considère comme des outils utilisés par des forces étrangères pour fragiliser la RDC. « Nous devons rester unis, rejeter le régionalisme et ne pas laisser les ennemis infiltrer notre politique », a-t-il insisté.

Cette intervention à Houston, loin des terres congolaises, témoigne d’une volonté claire de Félix Tshisekedi de mobiliser la diaspora et l’ensemble des Congolais autour d’un projet national fort, face aux défis sécuritaires et politiques qui continuent de secouer le pays.
L’attaque frontale contre Joseph Kabila marque une étape importante dans la dynamique politique congolaise, soulignant les fractures profondes entre l’ancien et le nouveau pouvoir. Elle pourrait aussi annoncer une intensification des débats sur l’héritage politique et la gouvernance en RDC dans les mois à venir.

Ce discours, à la fois accusateur et rassembleur, illustre la complexité des enjeux politiques en RDC et le combat de Félix Tshisekedi pour affirmer sa légitimité tout en appelant à la cohésion nationale.
PAUL ZAÏDI
