Sud-Kivu : de nouveaux bombardements à Minembwe empêchent le retour des déplacés

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Les enjeux de l'insécurité au Sud-Kivu

La situation sécuritaire demeure extrêmement préoccupante dans les environs de Minembwe, en territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu. Plusieurs habitants ayant fui les affrontements ne parviennent toujours pas à regagner leurs villages en raison de la poursuite des combats opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux rebelles Twirwaneho, que les autorités congolaises accusent d’être soutenus par les forces de défense rwandaises.

Selon l’administrateur du territoire de Fizi, Samy Badibanga, de nouvelles frappes aériennes ont visé, mercredi 8 juillet 2026, plusieurs localités, notamment Rugezi, Mulima, Point Zéro, Kazaroho, Bilalo Mbili et Mikenge. L’autorité territoriale affirme que ces bombardements ont causé d’importants dégâts matériels ainsi que plusieurs victimes parmi la population civile.

Alors que certains déplacés commençaient progressivement à rentrer chez eux, ces nouvelles attaques ont provoqué un nouvel exode. Craignant d’être pris pour cible lors des bombardements, de nombreuses familles ont préféré abandonner leur retour et chercher refuge dans des zones jugées plus sûres, aggravant ainsi une crise humanitaire déjà préoccupante.

L'insécurité au Sud-Kivu

Les autorités locales rapportent également que plusieurs civils ont été blessés au cours de ces frappes. Face à cette situation, Samy Badibanga a appelé la population à faire preuve de vigilance et à renforcer la solidarité envers les personnes déplacées et les victimes de cette nouvelle escalade de violence.

Ces nouveaux bombardements interviennent quelques jours seulement après une précédente attaque signalée dans la localité de Mulima. D’après la Nouvelle Dynamique de la Société Civile, antenne de Fizi, cette attaque avait coûté la vie à environ 16 civils et fait au moins 12 blessés, parmi lesquels figuraient des femmes et des enfants. La dégradation continue de la situation sécuritaire fait craindre une aggravation de la crise humanitaire dans cette partie du Sud-Kivu.

Stéphanie Vumiliya

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