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Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a exprimé ses préoccupations face à la multiplication des contraintes administratives et financières qui pèsent sur les opérateurs économiques, en particulier dans le secteur minier. Cette question a été abordée lors du 94ᵉ Conseil des ministres, dont le compte rendu a été présenté vendredi 10 juillet 2026 à la télévision nationale par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Selon le Chef de l’État, la compétitivité du secteur minier congolais, pilier de l’économie nationale, ainsi que l’attractivité du pays auprès des investisseurs, sont aujourd’hui affectées par plusieurs pratiques administratives jugées pénalisantes.
« Cependant, cette compétitivité du secteur et l’attractivité des investissements tendent à être affectées par la multiplication des contraintes administratives et financières, notamment les saisies récurrentes des comptes bancaires, l’instabilité des prélèvements fiscaux et parafiscaux, occasionnant ainsi la hausse des coûts d’exploitation », a déclaré Patrick Muyaya en relayant les préoccupations du Président de la République.
Face à cette situation, Félix Tshisekedi a donné des instructions fermes aux membres du Gouvernement concernés afin d’améliorer le climat des affaires et de renforcer la confiance des investisseurs nationaux et étrangers.
Le Vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale, le ministre des Finances, le ministre des Mines ainsi que l’ensemble des administrations fiscales, douanières et parafiscales ont été appelés à veiller au strict respect des procédures légales avant toute mesure de contrainte visant un opérateur économique.
Le Gouvernement devra notamment privilégier les mécanismes de dialogue et de règlement à l’amiable prévus par la législation en vigueur. « Le dialogue, la notification, la conciliation et les autres mécanismes de règlement prévus par les textes doivent être privilégiés avant toute mesure coercitive », a précisé le porte-parole du Gouvernement.
Cette intervention présidentielle intervient dans un contexte où la RDC cherche à consolider sa position parmi les principales destinations minières du continent africain. Le pays dispose d’importantes réserves stratégiques de cuivre, de cobalt, de lithium et d’autres minerais essentiels à la transition énergétique mondiale.
Les acteurs économiques dénoncent régulièrement l’instabilité fiscale, les procédures administratives complexes et certaines mesures de recouvrement jugées excessives, considérées comme des facteurs de découragement pour les investissements.
À travers ces nouvelles orientations, les autorités congolaises entendent renforcer la sécurité juridique des opérateurs économiques, améliorer la prévisibilité de l’environnement des affaires et soutenir la croissance d’un secteur minier qui demeure l’un des principaux moteurs de l’économie nationale.
PAUL ZAÏDI