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Le dossier foncier de Congo ya Sika, dans la commune de Kasindi-Lubiriha, connaît un nouveau rebondissement. Dans une correspondance adressée au bourgmestre de la commune, Maître Achille Kapanga, avocat et notable de la région, affirme agir au nom des victimes présumées de spoliation foncière et appelle les autorités à prendre des mesures pour mettre un terme à un conflit qui perdure depuis plusieurs années.
Intitulée « Mise au point sur le dossier Congo ya Sika et dénonciation des manœuvres tendant à spolier les parcelles de la paisible population », cette lettre retrace l’historique du différend opposant une partie de la population à l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) au sujet de la délimitation des limites du Parc national des Virunga.
Selon l’auteur, plusieurs initiatives administratives et politiques auraient été engagées au fil des années en vue d’aboutir à une délimitation définitive entre les terres occupées par les habitants et le parc. Il cite notamment des recommandations de l’Assemblée nationale, des arrêtés du gouverneur du Nord-Kivu ainsi que la mise en place de plusieurs commissions chargées d’examiner le dossier.

Dans cette correspondance, Maître Kapanga soutient également que certaines commissions se seraient écartées de leur mission initiale. Il évoque des allégations de réduction des dimensions des parcelles, de ventes irrégulières de terrains, d’intimidations et de menaces à l’encontre de certains occupants. Ces faits sont présentés comme des allégations contenues dans la lettre et n’ont pas, à ce stade, fait l’objet de réactions publiques des personnes ou institutions citées.
L’avocat affirme en outre que plusieurs autorités nationales, judiciaires et administratives, notamment le Sénat, l’Auditorat militaire ainsi que d’autres services compétents, auraient déjà été saisies de ce dossier. Il plaide pour une délimitation définitive des limites du parc afin de mettre fin aux tensions foncières et de préserver la paix sociale à Kasindi.
S’adressant au bourgmestre récemment installé à la tête de la commune de Kasindi-Lubiriha, Maître Kapanga l’exhorte à privilégier une gestion conforme à la loi, à garantir la protection des droits des citoyens et à décourager toute pratique susceptible d’alimenter les conflits fonciers.

Jusqu’à présent, ni les autorités administratives concernées ni l’ICCN n’ont officiellement réagi au contenu de cette correspondance. Le dossier de Congo ya Sika demeure l’un des principaux contentieux fonciers de la région, où la délimitation définitive entre les espaces habités et le Parc national des Virunga continue de susciter des attentes au sein de la population.
PAUL ZAÏDI