Djugu-Santé : avec plus de 77 cas confirmés d’Ebola, la population du secteur de Walendu-Tatsi reste inconsciente face à la riposte contre cette épidémie

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Des régions aurifères comme Tsalaka, en contact avec la cité de Mungbalu et la ville de Bunia, détiennent le record.

Deux mois après l’apparition officielle de la maladie, Lita et la zone de santé de Drodro comptent environ 77 cas confirmés d’Ebola.

Une situation qui nécessite la mobilisation de tous dans la sensibilisation, comme l’indique le chef du secteur de Walendu-Tatsi :

« Nous lançons le message du 14 juillet 2026 du gouverneur de la province, afin de sensibiliser la population de nos entités ».

Par ce message, Joël Mande Lonema, numéro un du secteur de Walendu-Tatsi, interpelle les 8 chefs de groupement et les 317 chefs de village de sa juridiction à s’impliquer dans la riposte et à sensibiliser sur les mesures préventives contre la MVE :

éviter les contacts avec toute personne ;

se laver régulièrement les mains ;

éviter toute manipulation des corps des personnes ou des animaux morts ;

accepter les examens pour tout voyage.

Certains incidents entrent en jeu et ne favorisent pas la bonne prise en charge de la maladie. Le problème des contacts entre les gens, la non-fréquentation de l’hôpital, le déplacement des corps, mais aussi les enterrements, doivent être accompagnés par le personnel de santé.

« La population d’ici n’a pas l’habitude de fréquenter les hôpitaux, c’est un problème. Il y a aussi le déplacement des dépouilles mortelles. On a vu à Tsalaka qu’on a déplacé le corps vers Saliboko (…) On ne doit plus toucher les corps des personnes décédées et il faut faire intervenir le personnel médical pour un enterrement sécurisé ».

Comment réagit la population face à cette résurgence d’Ebola ?

Le Walendu-Tatsi se situe dans les hautes altitudes. La population locale résiste encore à accepter que le virus Ebola existe chez elle. C’est l’une des raisons de la hausse du taux de propagation de la maladie dans la région, selon Joël Mande, malgré la sensibilisation des autorités administratives et sanitaires.

Le chef du secteur de Walendu-Tatsi appelle sa hiérarchie à implanter un centre de traitement Ebola entre Kparnganza et Saliboko afin de permettre à la population un accès facile aux soins.

La Reine Aminata Kitambala

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