Views: 29

Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a apporté des précisions sur le dialogue national inclusif annoncé par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans le contexte de la crise sécuritaire persistante dans l’est de la République démocratique du Congo.
Au cours d’un briefing de presse tenu le vendredi 17 juillet, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le Chef de l’État conduira personnellement ce dialogue, conformément aux prérogatives que lui confère la Constitution. Il a également annoncé qu’une ordonnance présidentielle sera prochainement signée afin de définir les modalités d’organisation ainsi que les critères de participation à ces assises.
Selon Patrick Muyaya, cette initiative vise à rassembler les forces vives de la nation autour de la défense de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale face à l’agression dont la RDC se dit victime dans sa partie orientale.
« Le président de la République, garant de la nation, conformément à l’article 69 de la Constitution, prendra dans les prochains jours une ordonnance qui fixera les termes et les détails de l’organisation de ce dialogue. C’est lui-même qui sera à la manœuvre pour conduire ce processus. La mission, y compris celle confiée aux chefs des confessions religieuses, est de renforcer la cohésion nationale en réunissant les Congolaises et les Congolais autour de la volonté commune de mettre fin à l’agression et de préserver l’unité du pays », a déclaré le ministre.
S’adressant aux professionnels des médias, Patrick Muyaya a souligné que le dialogue national inclusif ambitionne de constituer un « front patriotique intérieur » réunissant les Congolais de tous les horizons face à l’agression attribuée au Rwanda.
Le porte-parole du gouvernement a toutefois précisé que la participation à ce dialogue sera réservée aux Congolais qui condamnent explicitement cette agression.
« Le président de la République a toujours affirmé que le dialogue devait se tenir entre Congolais, mais des Congolais capables de dénoncer l’agression. Ceux qui prendront part à cette démarche devront démontrer, à travers leurs déclarations et leurs prises de position, qu’ils condamnent clairement l’agression rwandaise contre la République démocratique du Congo », a-t-il insisté.
Christelle Mbombo