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En République démocratique du Congo, la question de la couverture médicale des enseignants fait de nouveau l’objet d’un contrôle parlementaire. Le député national Kombi Pendani Bosco interpelle le ministre de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale au sujet des retenues opérées sur les salaires des enseignants de Beni et d’Oïcha. Selon l’élu, ces enseignants cotisent chaque mois au titre de leur couverture médicale, mais ne bénéficieraient pas, dans plusieurs cas, d’une prise en charge effective dans les structures sanitaires locales.
Dans une question écrite datée du 10 septembre 2026, le député national Kombi Pendani Bosco, élu du territoire de Beni, demande au ministre de la Santé de fournir des explications sur l’effectivité de la couverture médicale des enseignants concernés. Selon les éléments avancés par le parlementaire, une retenue mensuelle de 5 000 francs congolais serait effectuée à la source sur les salaires depuis février 2025 au titre de la Mutuelle de santé des enseignants, la MESP.
Le parlementaire affirme pourtant avoir été saisi de plusieurs préoccupations relatives à l’accès aux soins. Des enseignants qui font l’objet de ces retenues rencontreraient, selon lui, des difficultés à faire valoir leur couverture médicale auprès de certaines structures sanitaires de Beni et d’Oïcha. Kombi Pendani Bosco évoque notamment des problèmes liés au conventionnement entre la mutuelle et les établissements de santé locaux. Ces affirmations sont toutefois celles du député et restent soumises aux explications des autorités et des responsables de la mutuelle.
Une nouvelle démarche après une première interpellation
Cette démarche intervient quelques jours après une précédente initiative parlementaire du même député. Kombi Pendani Bosco avait récemment interpellé la ministre d’État chargée de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté au sujet de la situation des enseignants et du fonctionnement de leur dispositif de couverture médicale. L’élu avait notamment demandé des éclaircissements sur les difficultés rencontrées par les enseignants de Beni et d’Oïcha.
Avec cette nouvelle question écrite adressée au ministre de la Santé, le député élargit ainsi son contrôle à l’autorité gouvernementale chargée du secteur sanitaire. Il cherche notamment à comprendre pourquoi des cotisations sont prélevées alors que, selon les témoignages qu’il dit avoir recueillis, l’accès aux prestations médicales ne serait pas garanti partout dans la zone concernée.
Des explications demandées sur les cotisations
Kombi Pendani Bosco demande au ministre de la Santé de communiquer le montant total des sommes prélevées sur les salaires des enseignants depuis février 2025. Il souhaite également connaître le mécanisme de gestion de ces cotisations, leur destination ainsi que les raisons des éventuelles difficultés rencontrées dans le conventionnement des structures sanitaires de Beni et d’Oïcha.
Le député sollicite en outre des éclaircissements sur la situation administrative et financière de la MESP et plaide pour un contrôle de la gestion des fonds collectés. Pour lui, le principe de la couverture médicale des enseignants ne saurait être remis en cause, mais les cotisations prélevées doivent se traduire par des prestations médicales effectivement accessibles aux bénéficiaires.
Cette succession d’interpellations place donc la couverture sanitaire des enseignants de Beni et d’Oïcha au centre du contrôle parlementaire. Le ministre de la Santé est désormais attendu pour apporter des réponses aux préoccupations soulevées par l’élu. Ces explications devront notamment permettre de déterminer l’origine des difficultés dénoncées, l’état du conventionnement des structures sanitaires locales et les conditions dans lesquelles les enseignants cotisants peuvent effectivement bénéficier de leur couverture médicale.
Par PAUL ZAÏDI