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À Beni, dans le Nord-Kivu, l’avocat Achille Kapanga a entamé mercredi 16 septembre 2026 ses consultations autour de la DYDI-NK, une initiative citoyenne appelée à recueillir les préoccupations de la population en perspective du Dialogue national. Cette démarche intervient 48 heures après l’annonce officielle du projet au gouverneur de province.
Une première consultation à Beni
Maître Achille Kapanga a été reçu par le maire policier de Beni, le commissaire supérieur principal Jacob Nyofondo Kasagharo. La rencontre a également réuni deux conseillers du gouverneur du Nord-Kivu ainsi que des représentants du bureau d’études local. Selon l’initiateur de la DYDI-NK, les échanges ont porté notamment sur l’avenir de la province et la nécessité de faire participer les populations aux réflexions nationales.
« Une banque de données citoyenne »
À l’issue de la rencontre, Me Achille Kapanga a indiqué que les autorités présentes avaient accueilli favorablement l’initiative. « Ils ont adhéré à l’idée et soutiennent la DYDI-NK. Nous recueillons les avis des personnes-ressources pour bien réfléchir à l’avenir du Nord-Kivu dans le Dialogue national », a-t-il déclaré.
Fédérer les préoccupations du Nord-Kivu
La DYDI-NK n’est pas présentée par ses initiateurs comme une nouvelle formation politique, mais comme une plateforme de concertation destinée à recueillir et harmoniser les différentes voix citoyennes. La démarche devrait concerner les territoires de Beni, Lubero, Rutshuru et Masisi, ainsi que la ville de Goma.
Vers un cahier des charges commun
Les contributions recueillies devraient être regroupées dans une « banque de données citoyenne » afin de dégager des préoccupations communes et de constituer un cahier des charges du Nord-Kivu. Celui-ci pourrait ensuite être porté dans les discussions et négociations nationales à Kinshasa, selon les promoteurs de l’initiative.
La participation des populations au centre
À travers cette démarche, les initiateurs de la DYDI-NK affirment vouloir éviter que les décisions concernant l’avenir du Nord-Kivu soient prises sans la participation des populations concernées. Après Beni, les consultations doivent se poursuivre auprès d’autres acteurs et dans différentes entités de la province afin d’élargir la collecte des propositions en perspective du Dialogue national.
Par PAUL ZAÏDI