RDC : 18 septembre 1961, le jour où la crise congolaise a coûté la vie au chef de l’ONU Dag Hammarskjöld

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Il y a 65 ans, le 18 septembre 1961, Dag Hammarskjöld, alors secrétaire général des Nations unies, trouvait la mort dans un crash aérien près de Ndola, dans l’actuelle Zambie. Il était en mission pour tenter de contribuer au règlement de la crise qui secouait la jeune République du Congo, notamment autour de la sécession du Katanga.

Après l’indépendance du Congo en juin 1960, le pays est plongé dans une grave crise politique et militaire. Face à la situation, le gouvernement congolais sollicite l’assistance des Nations unies. L’Organisation crée alors l’Opération des Nations unies au Congo (ONUC). Dag Hammarskjöld effectue plusieurs déplacements dans le pays afin de superviser l’action de l’ONU et de rechercher une issue politique à la crise.

Le 12 septembre 1961, Hammarskjöld entame son quatrième et dernier voyage au Congo. Alors que les affrontements se poursuivent au Katanga, il cherche notamment à obtenir un cessez-le-feu et à favoriser un rapprochement entre les autorités de Léopoldville et celles d’Élisabethville. Il décide finalement de se rendre à Ndola pour rencontrer Moïse Tshombé, dirigeant du Katanga sécessionniste.

Photo d’archives – site du crash. Le site du crash de l’avion de Dag Hammarskjöld, près de Ndola, en Zambie. L’accident s’est produit dans la nuit du 17 au 18 septembre 1961.

Dans la nuit du 17 au 18 septembre, l’avion Douglas DC-6 transportant le secrétaire général et les membres de sa délégation décolle pour Ndola. L’appareil n’atteindra jamais sa destination. Il s’écrase peu après minuit dans une zone forestière située à proximité de l’aéroport de Ndola. Dag Hammarskjöld et les personnes qui l’accompagnaient périssent dans la catastrophe. Les Nations unies indiquent que 15 autres personnes ont également perdu la vie dans le drame.

Les circonstances du crash n’ont toutefois jamais été définitivement établies. Les différentes enquêtes menées au fil des années ont examiné plusieurs hypothèses, dont l’erreur humaine, le sabotage et une éventuelle attaque ou menace extérieure. Une commission d’enquête de l’ONU avait conclu en 1962 qu’elle ne disposait pas d’éléments permettant ni de confirmer ni d’exclure les différentes causes envisagées. En 2024, l’ONU a encore indiqué que des informations importantes demeuraient susceptibles d’être détenues par certains États.

La disparition de Dag Hammarskjöld intervient ainsi à un moment crucial de l’histoire du Congo indépendant et de l’intervention internationale dans le pays. En 1961, il est remplacé à la tête de l’ONU par U Thant, désigné pour achever son mandat. Hammarskjöld reçoit également, à titre posthume, le prix Nobel de la paix 1961. Soixante-cinq ans après sa mort, son nom reste étroitement associé à l’histoire de la crise congolaise et aux efforts internationaux de paix déployés au début des années 1960.

Par VERDIER KITAMBALA

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