RDC : à la Journée Justice et Paix, Patrick Muyaya appelle à ne plus s’opposer à l’idée du dialogue national

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La deuxième édition de la Journée nationale Justice et Paix de la CENCO a placé le dialogue national au centre des échanges à Kinshasa. Lors de cette rencontre, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a estimé qu’il n’y avait, selon lui, « aucune raison à ce stade » de continuer à s’opposer à l’idée du dialogue.

Organisée par la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), la rencontre s’est tenue le 16 septembre 2026 autour du thème : « Investir pour une paix inclusive afin de bâtir une RDC plus juste, où règnent la compassion, l’égalité et la dignité pour tous et toutes ». Plusieurs acteurs de la vie politique et sociale congolaise ont participé aux échanges consacrés notamment aux conditions d’un dialogue national inclusif.

Patrick Muyaya a présenté la vision du président Félix Tshisekedi concernant ce processus. Selon lui, le dialogue doit notamment contribuer à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État. Le ministre de la Communication a également insisté sur le caractère pluriel du processus, qui devrait, selon cette présentation, associer différentes composantes de la société congolaise.

« Il n’y a, à mon avis, aucune raison à ce stade qu’on puisse continuer à voir des gens s’opposer à l’idée du dialogue », a déclaré Patrick Muyaya, estimant que le processus étant engagé, certaines préoccupations pourraient être examinées au fur et à mesure de son évolution. Il a également évoqué la mise en place d’un comité préparatoire chargé notamment de recueillir les préoccupations des différentes parties.

La rencontre n’a toutefois pas débouché sur une position unique concernant le format du dialogue. Martin Fayulu, intervenant au cours des mêmes travaux, a défendu l’idée d’un processus réunissant l’ensemble des parties prenantes à la crise congolaise, y compris les acteurs armés impliqués dans le conflit. De son côté, Marie-Ange Mushobekwa a plaidé pour un processus inclusif, sous une médiation qu’elle souhaite neutre.

Pour la CENCO, ces divergences constituent précisément un élément du débat à poursuivre. Son secrétaire général, Mgr Donatien Nshole, a souligné l’importance de l’inclusivité et de la confrontation des différents points de vue afin de rechercher des pistes de compromis. La Journée Justice et Paix intervient ainsi dans un contexte où le gouvernement défend son projet de dialogue national tandis que plusieurs acteurs politiques continuent de discuter de son format, de sa médiation et de la participation des différentes composantes de la crise congolaise.

Par RUTH NGALULA

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