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HISTOLA – Histoire de la RDC. Une date. Un événement. Une mémoire.
Le 19 septembre 1993, la musique congolaise perdait l’une de ses voix marquantes : Djo Mpoyi, ancien chanteur du légendaire orchestre Tout Puissant OK Jazz de Franco Luambo Makiadi. Plus de trois décennies après sa disparition, son nom reste associé à l’âge d’or de la rumba congolaise.
Né le 23 septembre 1954 à Bujumbura, Djo Mpoyi, de son vrai nom Ignace Mpoyi Kanyinda, avait commencé sa carrière musicale dans les cabarets de Kinshasa avant de rejoindre notamment Lovy du Zaïre, dirigé par Vicky Longomba. Il intègre ensuite le TP OK Jazz, où il évolue sous la direction de Franco et avec l’accompagnement artistique de Josky Kiambukuta.
Au sein de l’OK Jazz, sa voix devient l’une des signatures de l’orchestre. Il interprète notamment « Mbongo », « Mandola », « Kadima », « Mamba », « Célio », « Pablo » et « Adieu Franco ». Music In Africa souligne notamment son rôle dans la tradition des chansons à caractère narratif et des ballades qui ont marqué le répertoire de l’orchestre.
Djo Mpoyi s’éteint à Kinshasa dans la nuit du 18 au 19 septembre 1993, selon un témoignage publié dans E-Journal Kinshasa. L’ACP rappelle, de son côté, que sa disparition, le 19 septembre 1993, est restée dans la mémoire de nombreux mélomanes congolais.
Une voix qui continue de vivre
La mémoire de Djo Mpoyi s’est également transmise à travers sa famille. Son fils aîné, Erick Mpoyi, a repris certaines chansons de son père et a créé un groupe baptisé Djo Mpoyi Mania Music, contribuant ainsi à maintenir son répertoire dans la mémoire musicale congolaise.
Le 19 septembre est donc une date importante du calendrier de la mémoire musicale congolaise : elle rappelle la disparition de Djo Mpoyi, une voix qui a contribué à l’histoire du TP OK Jazz et de la rumba congolaise.
Par PAUL ZAÏDI