OICHA à l’ère de IA : L’UNIO sauve le journalisme local face aux rumeurs

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Face à la prolifération des fausses informations sur les attaques armées et la désinformation sur WhatsApp, l’Université d’Oicha (UNIO) prend une longueur d’avance. L’institution, à travers son Département des Sciences de l’Information et de la Communication (SIC), annonce l’organisation d’une conférence-atelier exceptionnelle dédiée au journalisme à l’ère de l’intelligence artificielle.

Loin des discours alarmistes sur la fin du journalisme, l’événement veut démontrer que le journaliste de terrain à Oicha et Beni reste irremplaçable, mais qu’il doit devenir « augmenté ».

Pendant 90 minutes, les étudiants et journalistes locaux découvriront comment :

  1. Lutter contre les rumeurs ADF : Utiliser Google Pinpoint pour fouiller 1000 rapports OICHA, FARDC et MONUSCO en 3 secondes et vérifier une alerte WhatsApp.
  2. Valoriser les langues locales : Transcrire automatiquement une interview en Kinande et en Swahili de Beni en texte français grâce à l’IA Whisper, sans retaper toute la nuit.
  3. Toucher les jeunes : Transformer un reportage de Radio Communautaire en script TikTok ou en thread Facebook en 2 minutes.

L’atelier sera animé par KANIKI Eliel, journaliste et Enseignant SIC ». Un professionnel de terrain qui connaît les réalités de Beni-Oicha.

« A Oicha, quand il y a une attaque à Mamove, les gens n’appellent pas ChatGPT. Ils appellent RMO, Muungano, etc. Notre rôle est de leur donner des outils pour aller 5 fois plus vite, sans jamais trahir l’éthique. On garde l’audio original, on vérifie sur le terrain. L’IA propose, le journaliste d’Oicha dispose », explique Eliel.

Pour le Département SIC de l’UNIO, cette initiative s’inscrit dans sa vision de former des journalistes non pas à l’exode vers Kinshasa ou Goma, mais à l’entrepreneuriat médiatique local.

INFOS PRATIQUES :
Date : Samedi 03 octobre 2026]
Lieu : Grande salle de l’UNIO, site de Masosi-Oicha
Public cible : Étudiants SIC, journalistes des radios communautaires, correspondants de presse
Entrée : Libre sur invitation à retirer à l’université d’Oicha.

Par la rédaction

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