Views: 179

L'ambiance vespérale au parking de l'ACCO axe Beni-Kasindi. Ph. PZ Le Collectif des composantes de la société civile de Beni, regroupant des mouvements citoyens et des groupes de pression, appelle les propriétaires des stations-service de la ville et de ses environs à ouvrir leurs établissements et à poursuivre normalement leurs activités. Dans un communiqué publié jeudi, le collectif souligne l’importance de maintenir l’approvisionnement en carburant dans un contexte sécuritaire préoccupant au Nord-Kivu.
Le collectif dénonce de présumées pressions exercées sur certains opérateurs économiques et accuse des personnes de chercher à défendre leurs intérêts privés. Ces allégations, formulées dans le communiqué, vise notammentdont Kakule Busoke Romain 45, Damien Kamash et Luc Machara, ces sont injoignables jusqu’à la rédaction de cet article pour leur version de fait. Toutefois, le collectif de la structure citoyenne en ville de Beni insiste sur la nécessité de préserver la distribution du carburant, indispensable à la mobilité de la population, au fonctionnement des services essentiels et aux déplacements des forces de défense et de sécurité.

Les activités d'une station service perturbé en ville de Beni Par ailleurs, le Collectif des composantes de la société civile demande aux autorités militaires et sécuritaires de renforcer la protection des stations-service, de leurs propriétaires, de leurs travailleurs et de leurs clients. Il annonce également des visites de terrain pour s’informer de la situation et encourager la continuité des activités commerciales, tout en appelant au respect de la loi et au rejet de toute forme d’intimidation ou de violence.
Enfin, le collectif invite les opérateurs économiques et les autres acteurs concernés à privilégier le dialogue et la responsabilité afin de préserver la paix et la stabilité dans la région. Il estime que le fonctionnement normal des stations-service constitue un enjeu important pour la vie économique et sociale de Beni, particulièrement dans le contexte actuel de conflit armé au Nord-Kivu.
Par PAUL ZAÏDI