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Le militant Nick Junior exhorte la présidente de la FEC et le gouverneur du Nord-Kivu à engager des discussions urgentes, dans un contexte de tensions autour du financement de l’aéroport de Beni-Mavivi et de flambée du prix du carburant.
Le prix du carburant connaît une forte hausse dans la ville de Beni, au Nord-Kivu. Selon le militant Nick Junior, le litre d’essence se négociait entre 9 000 et 10 000 francs congolais (FC) dans la matinée du vendredi 9 octobre 2026. Cette hausse intervient alors que des divergences opposent la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et l’Association des commissionnaires en douane agréés et déclarants (ACCAD) au sujet de la taxe conventionnelle destinée au financement de la modernisation de l’aéroport de Beni-Mavivi.
Dans sa déclaration, Nick Junior affirme que cette flambée ne serait liée ni à l’instauration d’une nouvelle taxe douanière sur les produits pétroliers à Kasindi, ni à une augmentation des prix sur le marché international, ni à une pénurie de carburant. Ces affirmations n’ont toutefois pas été vérifiées de manière indépendante. Le militant établit plutôt un lien entre la hausse des prix à Beni et les tensions autour de la gestion de la taxe conventionnelle prélevée sur les produits pétroliers.
Au cœur de ce différend, l’ACCAD réclame une évaluation technique des travaux de l’aéroport de Beni-Mavivi ainsi qu’un audit financier des fonds collectés au titre de cette taxe. L’organisation souhaite que la traçabilité des ressources soit établie, depuis leur perception jusqu’à leur utilisation effective. Toutefois, aucun élément indépendant disponible ne permet, à ce stade, d’établir un lien de causalité direct entre les tensions opposant les deux organisations et la flambée du prix du carburant.
Face à cette situation, Nick Junior appelle la présidente de la FEC de Beni, désignée sous le nom de Maman Getu dans sa déclaration, ainsi que le gouverneur du Nord-Kivu, le général-major Évariste Somo Kakule, à se réunir rapidement autour d’une même table. Il estime qu’un dialogue entre les parties pourrait contribuer à désamorcer les tensions et à préserver la population des conséquences de ce différend, dans une région déjà éprouvée par l’insécurité et les difficultés socio-économiques.
Malgré les démarches entreprises par la rédaction pour recueillir les réactions de la FEC et des autorités provinciales du Nord-Kivu, celles-ci n’ont pas abouti au moment de la publication. La rédaction reste disponible pour intégrer leurs éventuelles réponses. Dans l’intervalle, cette situation relance le débat sur la transparence dans la gestion de la taxe conventionnelle et sur les facteurs expliquant la hausse du prix du carburant à Beni.
Par PAUL ZAÏDI