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L’Association des commissionnaires en douane agréés et déclarants (ACCAD) réclame davantage de transparence dans la gestion de la taxe conventionnelle destinée à financer la modernisation de l’aéroport de Beni-Mavivi, au Nord-Kivu. Selon les informations avancées par cette organisation, le produit de cette taxe serait directement perçu par la société SSV, chargée de l’exécution des travaux, pour un montant cumulé estimé à environ 7 millions de dollars américains.
Face aux interrogations sur la gestion de ces ressources, l’ACCAD, par la voix de son président, Eugène Kakule Matembela, appelle l’autorité provinciale à diligenter une évaluation technique sur le terrain afin de vérifier l’état d’avancement réel des travaux. L’organisation demande également un audit financier indépendant permettant de retracer les fonds collectés, depuis leur perception jusqu’à leur affectation effective au projet aéroportuaire.
Dans ce dossier, l’enjeu porte sur la transparence de la gestion des ressources mobilisées pour une infrastructure considérée comme stratégique pour la région. Toutefois, les montants évoqués et les modalités de perception de cette taxe nécessitent des vérifications documentaires et financières auprès des parties concernées afin d’établir précisément la destination des fonds.
Eugène Kakule Matembela appelle par ailleurs la Fédération des entreprises du Congo (FEC) à préserver son impartialité et à éviter toute « manipulation politicienne » dans ce dossier. Pour l’ACCAD, les éventuelles contestations devraient être soumises aux instances légalement compétentes chargées du suivi de la convention, plutôt que de mettre en cause les services chargés de son application, notamment l’ACCAD et la Direction générale des douanes et accises (DGDA).
Alors que le Nord-Kivu reste confronté à une situation sécuritaire et socio-économique difficile, cette controverse relance le débat sur la transparence financière et la redevabilité dans la réalisation des infrastructures publiques. L’ouverture d’un audit technique et financier pourrait permettre de clarifier les responsabilités, de vérifier l’utilisation des fonds et de restaurer la confiance entre les acteurs économiques concernés.
Par PAUL ZAÏDI