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La vente libre de produits présentés comme des aphrodisiaques ou des solutions contre les troubles de l’érection connaît une croissance préoccupante dans la cité frontalière de Kasindi-Lubiriha. Commercialisés dans les marchés, parkings et autres lieux publics, ces produits attirent de nombreux consommateurs malgré les interrogations soulevées quant à leur efficacité et leur innocuité.
Un commerce florissant dans les espaces publics
À Kasindi-Lubiriha, il n’est pas rare de voir des vendeurs ambulants faire la promotion de poudres, pommades et préparations traditionnelles censées améliorer les performances sexuelles masculines. Certains promettent même l’augmentation de la taille du pénis ou le renforcement de l’endurance sexuelle.
Ces produits, généralement vendus dans de simples sachets ou emballages non réglementés, ne comportent souvent aucune indication précise sur leur composition, leur provenance ou leur mode d’utilisation.
Des consommateurs attirés par des solutions rapides
Face aux difficultés liées aux troubles de l’érection ou à la baisse de libido, plusieurs hommes se tournent vers ces produits présentés comme des remèdes miracles. La discrétion offerte par les vendeurs ambulants et le coût relativement accessible de certaines préparations contribuent à leur popularité.
Cependant, cette recherche de solutions rapides se fait souvent sans consultation médicale préalable, exposant les consommateurs à des risques sanitaires parfois méconnus.
Les professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme
Des professionnels de santé de la région mettent en garde contre l’utilisation incontrôlée de ces substances. Selon eux, les troubles sexuels peuvent être le symptôme de maladies sous-jacentes nécessitant une prise en charge adaptée.
Ils rappellent qu’un diagnostic médical est indispensable avant tout traitement afin de déterminer l’origine du problème et d’éviter les effets secondaires ou complications pouvant résulter de l’utilisation de produits non contrôlés.
La nécessité d’un contrôle renforcé
Face à la prolifération de ces produits sur le marché local, plusieurs acteurs plaident pour un renforcement des mécanismes de contrôle. Ils recommandent notamment l’implication des services de santé et de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) dans l’analyse des substances commercialisées afin de garantir leur conformité aux normes sanitaires.
Des campagnes de sensibilisation sont également jugées nécessaires pour informer la population sur les dangers de l’automédication et promouvoir le recours aux structures de santé qualifiées.
Un enjeu de santé publique à Kasindi
Alors que ce commerce continue de prospérer à la frontière de Kasindi-Lubiriha, les observateurs estiment que les autorités sanitaires et administratives doivent agir afin de mieux encadrer la vente de ces produits. L’objectif est de protéger les consommateurs contre d’éventuels risques sanitaires tout en favorisant une prise en charge médicale appropriée des problèmes de santé sexuelle.
Par Paul Zaïdi
TAARIFA RDC