Santé publique : la RDC renforce la surveillance avec de nouvelles définitions de cas pour la 17ᵉ épidémie d’Ebola

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Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, à travers l’Institut National de Santé Publique (INSP) et le Centre des Opérations d’Urgences de Santé Publique (COUSP-RDC), a rendu publiques les définitions de cas applicables à la 17ᵉ épidémie de la Maladie à Virus Ebola (MVE). Ces nouvelles orientations visent à améliorer la détection rapide des cas et à renforcer la riposte sur l’ensemble du territoire national.

Selon le document officiel, une alerte doit être déclenchée devant toute personne présentant une forte fièvre d’apparition brutale, des saignements, une diarrhée sanglante, du sang dans les urines ou encore un décès soudain et inexpliqué. Les relais communautaires sont appelés à notifier immédiatement ces situations aux équipes de riposte ou au centre de santé le plus proche afin de limiter les risques de propagation.

Le protocole précise également qu’un cas suspect peut être identifié lorsqu’une personne ayant eu un contact avec un cas d’Ebola ou avec un animal malade ou retrouvé mort présente une forte fièvre accompagnée d’au moins trois symptômes, notamment des maux de tête, des vomissements, une fatigue intense, des douleurs musculaires, des diarrhées ou des difficultés respiratoires. Les saignements inexpliqués, les décès subits ainsi que les avortements spontanés figurent également parmi les critères de suspicion.

Pour les autorités sanitaires, une fois un cas suspect détecté, des mesures immédiates doivent être prises. Si le patient est vivant, il doit être orienté vers un centre de traitement spécialisé et les équipes de riposte doivent être alertées pour organiser son transfert ainsi que le suivi des personnes ayant été en contact avec lui. En cas de décès, les services compétents sont chargés de sécuriser le corps, d’effectuer les prélèvements nécessaires et d’assurer une prise en charge conforme aux mesures de prévention.

Le document distingue également les notions de cas probable et de cas confirmé. Un cas probable correspond à un décès ayant un lien épidémiologique avec un cas confirmé ou probable sans possibilité de confirmation biologique, tandis qu’un cas confirmé est validé par un résultat positif de laboratoire, notamment par les tests RT-PCR ou la détection d’antigènes ou d’anticorps spécifiques au virus Ebola.

Enfin, les autorités rappellent l’importance de l’identification des sujets contacts. Sont notamment considérées comme contacts les personnes ayant partagé le même ménage, le même moyen de transport, ou ayant eu un contact physique direct avec un malade ou ses liquides biologiques. Les personnes ayant manipulé ou consommé de la viande provenant d’animaux retrouvés morts ou malades sont également concernées par cette surveillance renforcée.

La situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola

À travers ces nouvelles définitions de cas, le gouvernement congolais entend renforcer la vigilance communautaire et la rapidité d’intervention afin de contenir efficacement toute chaîne de transmission de la Maladie à Virus Ebola.

PAUL ZAÏDI

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