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La commune de Kasindi, en territoire de Beni (Nord-Kivu), a vécu une nouvelle nuit d’insécurité entre le 30 et le 31 juillet 2026. Alors qu’un présumé bandit a été abattu lors d’une intervention des patrouilles mixtes FARDC–Police nationale congolaise (PNC) dans le quartier Mwangaza, plusieurs ménages ont été cambriolés dans d’autres quartiers de la commune. Les différents incidents relancent les inquiétudes de la population face à la recrudescence du banditisme.
Vers 1 h 30, dans le quartier Mwangaza, cellule Nyota, les éléments des patrouilles mixtes ont intercepté un individu jugé suspect. Selon les premiers constats, il portait un pantalon de l’ancienne tenue des FARDC et une chemise de la PNC. Les agents ont découvert sur lui une machette, une corne d’animal, un trousseau de clés « passe-partout », un bracelet et un chapelet. Au cours de l’intervention, trois coups de feu ont été tirés, dont un a atteint le suspect à la bouche, entraînant sa mort. Son identité n’était toujours pas connue au moment de la rédaction de cet article. Son corps est resté sur les lieux en attendant les constatations de l’Officier du ministère public près le Tribunal militaire de garnison de Beni.

Quelques heures plus tôt, une tentative d’effraction avait été signalée au domicile de Mme Masika Katembo Françoise, près du Centre de santé de référence de Lubiriha, dans le même quartier Mwangaza. Grâce aux alertes des chefs de base et à l’intervention rapide des patrouilleurs, les présumés bandits ont pris la fuite sans réussir à emporter des biens.
Cependant, dans le quartier Congo ya Sika, cellule Rwamavingu, les malfaiteurs ont réussi à opérer. Vers 2 h 15, ils ont défoncé la porte du domicile de Mme Milimba Saninga Cristina à l’aide d’une grosse pierre, avant de s’emparer de 500 dollars américains, 35 000 francs congolais, deux téléphones Android, deux lampes torches et une radio portative. Les assaillants se sont ensuite introduits dans la résidence de M. Kambale Kahongya Jérémie, située dans la même parcelle, où ils ont emporté 25 000 francs congolais et un téléphone portable. Selon les victimes, les bandits, armés de couteaux, vêtus de longues jaquettes noires et s’exprimant en swahili et en lingala, sont même revenus demander le mot de passe des téléphones volés avant de disparaître.
Un troisième cambriolage a également été enregistré dans la cellule Ruwenzori, sur l’avenue Vambe, au domicile de M. Kamuha Boulos. Les assaillants y ont dérobé 200 dollars américains appartenant à son épouse, une importante somme d’argent dont le montant n’était pas encore évalué, deux téléphones Android et quatre batteries externes (power banks). Selon plusieurs témoignages, l’absence d’une alerte rapide du voisinage a facilité l’action des criminels. Les autorités poursuivent les enquêtes afin de déterminer si ces différentes attaques sont l’œuvre d’un même réseau criminel et appellent la population à renforcer sa collaboration avec les services de sécurité pour lutter efficacement contre le banditisme.
Par PAUL ZAÏDI