Views: 6

Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux dans la soirée du mercredi 9 septembre 2026 montre un jeune homme, identifié comme Muhindo Kamabu Joël, se présentant comme journaliste basé à Beni. Dans cette séquence, il demande pardon après avoir été mis en cause dans une affaire présumée d’escroquerie impliquant plusieurs personnes, auxquelles il aurait promis des emplois au gouvernorat militaire du Nord-Kivu ou à la présidence de la République à Kinshasa.
Mais son affirmation selon laquelle il serait journaliste ne correspond pas aux informations communiquées par la représentation locale de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC). Joint dans le cadre de la vérification de cette information, Mustapha Mulonda Kafiamali, président de l’UNPC sous-section de Beni, affirme que l’intéressé n’a jamais été identifié ni reconnu comme journaliste par cette structure professionnelle.
« Il n’a jamais été identifié comme journaliste de Beni », a réagi le responsable de l’UNPC. Une mise au point qui intervient alors que la vidéo circule largement et que certains internautes présentent le jeune homme comme un professionnel des médias.
Cette précision est importante, dans un contexte où la profession journalistique à Beni est confrontée à la multiplication des personnes se présentant comme journalistes sans nécessairement être reconnues par les structures professionnelles ou exercer effectivement dans un média identifié. Ces derniers jours encore, l’UNPC de Beni a insisté sur la nécessité du professionnalisme, de la responsabilité et de la vérification des informations dans l’exercice du journalisme.
Au finish, l’affirmation selon laquelle Muhindo Kamabu Joël, présenté dans une vidéo virale comme journaliste de Beni, appartiendrait à la corporation journalistique locale est fausse, selon le président de l’UNPC sous-section de Beni. En revanche, les accusations d’escroquerie et les circonstances exactes de son interpellation doivent être établies par les autorités compétentes et ne peuvent être considérées comme définitivement prouvées qu’à l’issue des procédures judiciaires appropriées.
Par LA RÉDACTION