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Une communauté religieuse qui associe des références à l’islam et au christianisme attire l’attention après la diffusion de vidéographiques de ses enseignes sur les réseaux sociaux. Fondée par un leader spirituel connu sous le nom d’Imam Jacob DeGagnoa, elle est implantée dans la ville d’Issia, dans le centre-ouest de la Côte d’Ivoire.
Une enseigne inhabituelle, portant la mention « Église Musulmane-Chrétienne », suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Les vidéos de cette communauté religieuse, notamment associée à une « Chapelle de la Vierge Fatima d’Issia », alimentent la curiosité des internautes en raison de la combinaison de références habituellement rattachées à deux grandes traditions religieuses.
Contrairement à certaines interprétations circulant sur la toile, cette communauté se trouve à Issia, dans la région du Haut-Sassandra, au centre-ouest de la Côte d’Ivoire. Un reportage consacré à cette structure, publié en septembre 2025 et relayé par l’Agence de presse radio, décrit son implantation dans cette ville ivoirienne. Selon ce média, son quartier général est établi dans une villa du quartier 5 d’Issia.
Fondée par Ahipo Tetiali, présenté sous le nom d’« Imam Jacob DeGagnoa », cette communauté défend une doctrine qui entend rapprocher certains éléments de l’islam et du christianisme au sein d’une même foi. Ses responsables présentent cette démarche comme une nouvelle voie spirituelle, tandis que des représentants d’autres confessions religieuses locales expriment des interrogations sur ses fondements doctrinaux.
La diffusion des vidéos sur les réseaux sociaux a contribué à amplifier le phénomène. Certaines publications reprennent les images avec des commentaires humoristiques ou des légendes détournées, ce qui peut brouiller la distinction entre les faits et les interprétations. L’existence de la communauté est documentée par des médias ayant consacré des reportages à son implantation à Issia ; toutefois, chaque affirmation accompagnant les images virales doit être examinée séparément.
Cette affaire illustre la rapidité avec laquelle une réalité locale peut devenir un sujet de discussion à l’échelle du continent, au risque de perdre une partie de son contexte géographique et religieux. Elle rappelle également l’importance de vérifier l’origine d’une photographie avant de la partager ou d’en tirer des conclusions.
Par PAUL ZAÏDI