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Un atelier consacré à la redynamisation des cadres de concertation et au renforcement des capacités sur le Code minier de la République démocratique du Congo, ainsi qu’aux techniques de sensibilisation, de monitoring et de plaidoyer, s’est tenu ce jeudi 23 juillet dans la salle polyvalente du secteur Saint-Joseph de la paroisse catholique Saint-Conrad, à Lubiriha, dans la commune de Kasindi.
Au total, 15 participants, dont 4 femmes et 11 hommes, ont pris part à cette rencontre. Parmi eux figuraient l’Officier de police judiciaire (OPJ) du service des Mines au commissariat de la Police nationale congolaise de Kasindi, des agents du service des Mines ainsi que plusieurs intervenants et acteurs du secteur minier.
Les échanges ont permis d’identifier et d’analyser plusieurs défis liés à l’exploitation, au traitement, à la commercialisation des minerais ainsi qu’à la vulgarisation du Code minier. À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées en vue d’améliorer la gouvernance du secteur extractif dans la région.
Les travaux ont été facilités par Junior Ndekeruka et Héritier Muhindo, techniciens et conseillers juridiques au sein de la Commission Justice et Paix du diocèse de Butembo-Beni.
Selon les participants, l’un des principaux constats est que plusieurs sites d’exploitation minière ne sont pas officiellement identifiés par le Gouvernement congolais. Les contrôles des services compétents concernent essentiellement les sites d’exploitation des matériaux de construction, notamment le sable et les graviers, alors que de nombreux autres sites échappent encore à l’encadrement de l’État.
Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer la vulgarisation du Code minier, d’améliorer le suivi des activités minières et de consolider le dialogue entre les services de l’État, les exploitants et les communautés locales afin de promouvoir une exploitation responsable et conforme à la législation en vigueur.
Par PAUL ZAÏDI