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Une résistance persiste dans le secteur de Walendu-Tatsi, en Ituri, face à l’apparition du virus Ebola, malgré les nombreux décès déjà enregistrés.
Le chef de secteur, Joël Mande Lonema, dénonce une forme d’inconscience qui se manifeste par le non-respect des mesures barrières recommandées par les autorités sanitaires pour lutter contre l’épidémie.
« Nous avons déjà sensibilisé la population. Moi-même, j’ai du mal à toucher quelqu’un pour le saluer. Mais certains notables et des éléments de groupes armés prétendent avoir traité la maladie par des méthodes traditionnelles. Ce n’est pas normal. Scientifiquement, le virus Bundibugyo existe et on ne peut pas tergiverser », s’inquiète-t-il.
Dans le cadre de la riposte, le chef du secteur souligne également l’insuffisance des organisations impliquées dans les activités de sensibilisation.
« Il y a aussi le problème de la prise en charge des malades. Il existe deux hôpitaux, à Drodro et à Lita. Malgré les transferts, les malades ne résistent souvent pas. Nous recommandons la création d’un Centre de traitement Ebola (CTE) entre Saliboko et Kparnganza afin que la population soit plus proche d’une structure de prise en charge », a déclaré Joël Mande Lonema ce jeudi 23 juillet, lors d’une interview exclusive qu’il nous a accordée.
L’autorité sectorielle rappelle que des personnes continuent de mourir d’Ebola et appelle la population à ne pas se laisser influencer par les rumeurs, qu’elle considère comme un véritable danger pour la communauté. Elle insiste sur le fait que, même s’il n’existe pas de traitement spécifique contre la maladie, les équipes médicales assurent une prise en charge des symptômes et que des guérisons sont possibles lorsque les patients se présentent rapidement dans les structures de santé.
Par La Reine Aminata Kitambala