Views: 102

De l’exil à la résilience, cette jeune femme de 21 ans originaire de Goma transforme son talent en une source de revenus et d’espoir pour reconstruire sa vie.
À seulement 21 ans, Noriat Kamoja a choisi de faire de la peinture son métier et son refuge. Déplacée de guerre originaire de Goma, cette jeune femme vit depuis cinq mois à Kasindi, où elle est hébergée par sa sœur aînée. Malgré les épreuves liées au conflit armé, elle refuse de céder au découragement et reconstruit progressivement son avenir grâce à son talent.
Spécialisée dans les travaux de peinture, Noriat exerce son métier avec passion. Les revenus qu’elle en tire, bien que modestes, lui permettent de subvenir à ses besoins quotidiens et, lorsque cela est possible, d’apporter un soutien à sa mère restée à Goma.
« Je fais toutes sortes de travaux de peinture. C’est ce métier qui me permet de vivre. Même lorsque je gagne seulement 10 ou 15 dollars, cela m’aide à répondre à mes besoins. Parfois, j’envoie aussi un peu d’argent à ma mère », confie-t-elle.
Son amour pour la peinture remonte à son enfance. Après les cours, elle fréquentait un atelier où elle apprenait le dessin, une expérience qui a éveillé sa passion pour les métiers artistiques.

Cependant, son parcours scolaire a été interrompu après le décès de son père. Issue d’une famille nombreuse, elle n’a pas pu poursuivre ses études faute de moyens financiers.
« Après la mort de mon père, il est devenu très difficile de continuer l’école. Nous étions nombreux dans la famille et les moyens ne suffisaient plus », raconte-t-elle.
Malgré ces difficultés et le déplacement forcé provoqué par la guerre, Noriat n’a jamais renoncé à son rêve. Aujourd’hui, elle considère la peinture comme une activité qui lui redonne confiance et lui permet de surmonter les épreuves de la vie.
« Ce travail me fait oublier beaucoup de soucis. Chaque chantier que je termine me donne de l’espoir et la force de continuer », explique-t-elle.
La jeune artisane nourrit désormais une ambition claire : ouvrir son propre atelier de peinture et, à long terme, créer une entreprise capable de former et d’employer d’autres jeunes.
Elle lance également un message fort à l’endroit des parents et de la jeunesse
« Il faut avoir de la détermination. Quand on fait quelque chose avec foi, courage et persévérance, Dieu bénit nos efforts. Pendant les vacances, les parents devraient encourager leurs enfants à apprendre un métier, comme la peinture, la mécanique ou un autre artisanat. Un métier peut ouvrir les portes de l’avenir ».
Le parcours de Noriat Kamoja est un symbole de résilience et de courage. Malgré les blessures de la guerre et les difficultés de la vie, cette jeune femme démontre qu’avec de la volonté, du travail et de la persévérance, il est possible de reconstruire son avenir et de redonner un sens à sa vie.
Par Paul Zaïdi
TAARIFA RDC – Média de proximité
Après l’état va déstabiliser cette petite entrepreneuriat