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Les gouvernements de la République démocratique du Congo (RDC) et de la République du Congo poursuivent les préparatifs pour la construction du futur pont route-rail reliant Kinshasa à Brazzaville. La phase de présélection des entreprises candidates vient d’être clôturée, ouvrant la voie au recrutement du concessionnaire qui sera chargé de construire et d’exploiter cette infrastructure stratégique.
Dans le cadre de ce processus, les quatre groupements d’entreprises présélectionnés ont effectué une visite technique du site de Maluku, situé à une trentaine de kilomètres du centre-ville de Kinshasa. Cette mission avait pour objectif de permettre aux candidats d’évaluer les réalités du terrain afin de finaliser leurs offres techniques et financières.
La délégation a été conduite par le directeur général de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), Nico Nzau Nzau, accompagné de son homologue de la République du Congo, Oscar Otoka, délégué général aux Grands Travaux.
Selon Nico Nzau Nzau, cette visite constitue une étape essentielle du processus de sélection. « Les entreprises présélectionnées devaient venir sur place afin d’obtenir les éléments nécessaires pour finaliser leurs offres », a-t-il expliqué.
Pour sa part, Oscar Otoka a souligné que le projet progresse de manière harmonieuse entre les deux pays, témoignant d’une coopération étroite entre Kinshasa et Brazzaville pour la concrétisation de cette infrastructure d’intégration régionale.
Au cours de la visite, les responsables ont constaté que les travaux de la route d’accès côté RDC sont déjà en cours. Réalisés par une entreprise chinoise avec un financement de la Banque africaine de développement (BAD), ces travaux concernent une route de près de 7 kilomètres, aménagée en deux fois deux voies, dont la livraison est prévue pour fin août 2028.
Le futur pont, long de 1 575 mètres et composé de 10 travées, devrait voir ses travaux de construction débuter en mars 2027.
À l’horizon 2040, cette infrastructure est appelée à transformer les échanges entre les deux capitales en facilitant le transport de près de 7 millions de passagers et 5 millions de tonnes de marchandises par an, renforçant ainsi l’intégration économique, commerciale et logistique entre les deux Congo ainsi que dans l’ensemble de la sous-région d’Afrique centrale.
Par Christelle Mbombo