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La Commission électorale nationale indépendante (CENI) entend moderniser son administration afin d’améliorer la gestion de ses ressources humaines. Cette volonté a été réaffirmée lors d’une séance de travail entre le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, et le président de la CENI, Denis Kadima, qui a sollicité l’accompagnement du gouvernement pour la mise en place d’un cadre organique adapté aux réalités de l’institution.
Au cœur des discussions figurait la nécessité de doter la centrale électorale d’outils modernes de gestion administrative et du personnel. Cette réforme vise notamment à clarifier le statut des agents, à améliorer leurs conditions de travail et à instaurer un système de gestion plus performant au sein de l’institution chargée de l’organisation des élections en République démocratique du Congo.
Selon Denis Kadima, cette réforme est attendue depuis plusieurs années. Il a rappelé que de nombreux agents ayant consacré leur carrière au service de la CENI se retrouvent confrontés à d’importantes difficultés au moment de la retraite, faute d’un mécanisme garantissant leur accès à une pension et à une protection sociale adéquate.
Le président de la CENI a également annoncé que le futur cadre organique s’appuiera sur des référentiels d’emploi, une première dans l’histoire de l’institution. Cette innovation permettra de mieux définir les responsabilités de chaque poste, de structurer les carrières et de renforcer l’efficacité de l’administration électorale.
La mise en place de ce cadre organique est attendue dans les prochaines semaines. Pour Denis Kadima, cette réforme constitue un levier essentiel pour moderniser la gouvernance de la CENI, tout en intégrant les questions relatives à la sécurité sociale, à la gestion des carrières et à la valorisation du personnel administratif.
Cette démarche s’inscrit dans la dynamique des réformes institutionnelles impulsées par le président de la République et le gouvernement. Une commission technique sera prochainement chargée de finaliser les travaux en collaboration avec le ministère de la Fonction publique, afin de définir les modalités de mise en œuvre de ce nouveau dispositif administratif.
Par Christelle Mbombo