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Le gouvernement de la République démocratique du Congo a fait le point sur l’évolution du processus de paix et les efforts diplomatiques engagés pour mettre fin à l’instabilité dans l’Est du pays. C’était au cours d’un briefing de presse organisé mardi au studio Mama Angebi de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC).
La rencontre a été animée conjointement par le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, et le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. Les deux membres du gouvernement ont abordé les avancées enregistrées dans les initiatives de paix en cours ainsi que les questions sécuritaires liées à la crise persistante dans les provinces de l’Est.
Prenant la parole, Floribert Anzuluni s’est particulièrement exprimé sur la question des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un dossier régulièrement évoqué dans les relations entre Kinshasa et Kigali.
Selon le ministre de l’Intégration régionale, la problématique des FDLR a souvent été utilisée comme justification par les autorités rwandaises pour expliquer leur implication dans la situation sécuritaire en territoire congolais. Il a cependant annoncé une évolution qu’il qualifie d’importante dans le processus de règlement de cette question.
« Aujourd’hui, nous sommes heureux de vous annoncer qu’il y a eu une évolution importante sur cette question des FDLR. Les FDLR, après un long processus, ont bien signé un protocole de démilitarisation, de démobilisation et de cantonnement », a déclaré Floribert Anzuluni.
Pour le gouvernement congolais, cette étape constitue un signal important dans la recherche d’une solution pacifique aux conflits qui affectent l’Est de la RDC.
De son côté, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a dénoncé ce qu’il considère comme des arguments régulièrement avancés par Kigali pour justifier son action dans la région.
Le porte-parole du gouvernement congolais a évoqué trois principales questions soulevées par le Rwanda depuis le début de la crise : les accusations de discours de haine visant la communauté banyamulenge, la question des réfugiés ainsi que celle des FDLR.
Concernant le premier point, Patrick Muyaya a estimé que des efforts considérables ont été réalisés en RDC pour lutter contre les discours de haine et promouvoir la cohésion nationale, notamment avec l’implication des professionnels des médias.
Sur la question des réfugiés, il a soutenu que la recherche d’une solution durable nécessite un environnement de paix et ne peut être dissociée de la situation sécuritaire actuelle.
Abordant le dossier des FDLR, le ministre de la Communication et Médias a affirmé que la RDC n’aurait aucun intérêt à maintenir une menace sécuritaire sur son propre territoire.
À travers ce briefing, le gouvernement congolais entend réaffirmer son engagement en faveur d’un règlement politique et diplomatique de la crise dans l’Est du pays. Kinshasa met également en avant les avancées enregistrées dans le processus de désarmement des FDLR, tout en maintenant ses critiques contre les justifications avancées par Kigali concernant son intervention dans la région.
Par Christelle Mbombo