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La pose de la première pierre du futur bureau administratif de l’ONAPAC à Beni, effectuée le 6 août par le ministre d’État Muhindo Nzangi Butondo, marque une nouvelle étape dans la modernisation de l’encadrement du secteur agricole dans l’est de la RDC. Au-delà d’un chantier administratif, l’Office entend renforcer son dispositif de contrôle, d’accompagnement des producteurs et de facilitation des échanges agricoles.
À Beni, la cérémonie a rassemblé plusieurs députés nationaux et provinciaux, des autorités administratives, des responsables et agents de l’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC), ainsi que des représentants de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), des exportateurs, des transitaires et des organisations paysannes. La présence de ces différents acteurs souligne l’importance stratégique accordée à cette infrastructure dans une région où l’agriculture reste au cœur de l’activité économique.
Le futur bâtiment doit notamment permettre à l’ONAPAC de disposer d’un cadre de travail mieux adapté à ses missions. Dans cette partie du Nord-Kivu, l’Office joue un rôle clé dans l’encadrement des producteurs, le contrôle de la qualité des produits agricoles et l’accompagnement des opérateurs impliqués dans leur commercialisation et leur exportation. La modernisation de ses installations est donc présentée comme un levier susceptible d’améliorer l’efficacité de la chaîne agricole, de la production jusqu’aux marchés.
Lors de la cérémonie, Muhindo Nzangi Butondo a placé la qualité de l’ouvrage au centre de son intervention. Le ministre d’État a appelé les entreprises chargées de l’exécution du projet à respecter les normes techniques et les exigences liées à la construction, afin de garantir une infrastructure durable. Un message qui intervient dans un contexte où la pérennité des investissements publics constitue un enjeu majeur pour les institutions congolaises.

Pour l’ONAPAC, l’enjeu dépasse ainsi la construction d’un simple bâtiment administratif. Le futur bureau doit améliorer les conditions de travail des agents et des partenaires, renforcer les capacités de contrôle et contribuer à un meilleur encadrement des producteurs. Il pourrait également faciliter les interactions entre l’Office, les exportateurs, les transitaires et les organisations paysannes, dans une région appelée à jouer un rôle croissant dans les échanges agricoles.
À Beni, cette infrastructure s’inscrit donc dans une équation plus large : moderniser l’administration agricole pour mieux valoriser la production locale. Dans un Nord-Kivu confronté à d’importants défis sécuritaires, logistiques et économiques, la consolidation des services publics dédiés à l’agriculture apparaît comme l’un des leviers nécessaires pour soutenir les producteurs, améliorer la qualité des produits et renforcer la compétitivité des filières agricoles congolaises.
Par PAUL ZAÏDI