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Les autorités du Kasaï veulent comprendre comment 48 détenus ont pu s’évader de la prison centrale de Luebo, alors que l’établissement était placé sous surveillance policière. Une enquête a été annoncée pour déterminer les circonstances de cette évasion et d’éventuelles responsabilités.
L’évasion s’est produite dans la nuit du 30 au 31 juillet 2026 à la prison centrale de Luebo, dans le territoire du même nom. Sur les 50 détenus que comptait l’établissement, seuls deux sont encore présents, toutes deux des femmes, selon les informations recueillies par les autorités provinciales.
Le vice-gouverneur du Kasaï, Djoley Bokele, s’est rendu sur place dans le cadre d’une mission d’inspection. À l’issue de sa visite, il a annoncé l’ouverture prochaine d’une enquête, tout en faisant part de son étonnement face aux conditions dans lesquelles cette évasion a pu se produire. Selon lui, la porte principale de la prison était pourtant placée sous la garde de policiers.

« Comment peut-on apprendre qu’il y a eu évasion alors que la porte principale était sécurisée par la police ? », s’est interrogé le vice-gouverneur, précisant qu’un rapport serait transmis au gouverneur de province. L’objectif affiché est d’établir les circonstances précises de l’incident et de déterminer si des manquements ont été commis par les personnes chargées de la surveillance de l’établissement.
Au-delà de l’enquête, les autorités provinciales envisagent de renforcer la sécurité de la prison. Djoley Bokele a notamment annoncé l’installation prochaine de portes métalliques. Cette évasion spectaculaire relance, plus largement, les interrogations sur l’état des infrastructures pénitentiaires et les conditions de détention au Kasaï, dans un contexte où la sécurisation des établissements carcéraux demeure un défi pour les autorités congolaises.
Par Christelle Mbombo