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Alors qu’il participait au sommet de l’Otan à Ankara, Donald Trump aurait été visé par une menace de mort jugée « extrêmement sérieuse et crédible » par les services de renseignement américains. Selon des révélations du Washington Post et du New York Times, cette menace aurait été liée à des groupes agissant pour le compte de l’Iran, dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Téhéran.
Pour protéger le président américain, le Secret Service aurait mis en place une opération de diversion exceptionnelle. Trump aurait quitté discrètement la Turquie à bord d’un Boeing C-32A de l’US Air Force, tandis que l’Air Force One officiel prenait la direction du Royaume-Uni. Les systèmes de suivi public du petit appareil auraient été désactivés afin de rendre son déplacement plus difficile à détecter.
À bord de l’Air Force One officiel se trouvaient notamment des journalistes de la presse présidentielle et plusieurs collaborateurs de la Maison-Blanche, qui auraient ignoré la présence du président dans un autre avion. L’appareil aurait ainsi servi de leurre pour détourner d’éventuelles attaques. Le dispositif se serait poursuivi lors de l’escale à la base britannique de Mildenhall, où Trump aurait discrètement réintégré l’Air Force One.
Interrogé sur les mesures de sécurité prises durant le vol, Donald Trump aurait lui-même évoqué, avec ironie, les risques liés à la situation internationale. De son côté, le directeur de la communication de la Maison-Blanche, Steven Cheung, n’aurait pas démenti les révélations, affirmant que les autorités américaines utilisent notamment « la distraction et la diversion » pour faire face aux menaces visant le président.
L’affaire provoque désormais des réactions au Congrès américain. Plusieurs sénateurs démocrates dénoncent une opération « surréaliste et effrayante » et réclament une enquête parlementaire. Au-delà du spectaculaire dispositif de sécurité, cette affaire soulève une question majeure : jusqu’où les autorités peuvent-elles aller pour protéger le président lorsque les mesures de diversion peuvent également exposer les journalistes et les autres passagers à un risque potentiel ?
Par PAUL ZAÏDI