Views: 106

L’Assistance Nationale des Droits de l’Homme (ANDH) a désigné Kakule Eustache au poste de formateur provincial de l’entrepreneuriat pour la province de l’Ituri. La décision, matérialisée par un ordre de mission référencé N°005 : ANDH/2026/0038, lui confie une mission de deux ans, renouvelable par décision de la coordination provinciale.
Selon les documents de nomination, Kakule Eustache est notamment chargé d’encadrer la promotion et la protection des petites et moyennes entreprises et activités (PMEA) des jeunes entrepreneurs, des personnes vivant avec handicap et des personnes du troisième âge. Il devra également plaider en faveur de leur financement et de l’exonération de certaines taxes, tout en contribuant à la sensibilisation de la jeunesse au programme présidentiel en faveur des jeunes Congolais.
Sa mission s’étend également au domaine des droits humains. Le nouveau responsable est appelé à former les activistes, défenseurs, inspecteurs, moniteurs et formateurs en droits de l’homme, à sensibiliser les différentes couches de la population et à documenter les éventuelles violations des droits humains pour les transmettre aux autorités compétentes, aux partenaires et à la coordination provinciale.
L’ANDH prévoit par ailleurs l’implantation de ses bureaux dans les villages, localités, groupements et chefferies, avec la désignation d’agents chargés d’assurer son travail de proximité. Les autorités civiles, militaires, administratives et judiciaires sont invitées à faciliter l’accomplissement de cette mission. Cette approche rejoint les principes généralement reconnus en matière de protection des droits humains, notamment le rôle de la société civile dans la documentation, la sensibilisation et le contrôle citoyen.
Cette nomination intervient dans un contexte où l’entrepreneuriat des jeunes et l’accès aux opportunités économiques constituent des enjeux importants pour le développement local. À travers cette mission, Kakule Eustache devra ainsi se positionner à l’interface entre promotion de l’entrepreneuriat, défense des droits humains et accompagnement des catégories vulnérables. L’initiative s’inscrit également dans une tendance plus large à renforcer la participation du public, l’accès à l’information et la responsabilité des acteurs dans la gouvernance.
Par PAUL ZAÏDI