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L’affaire Mathy Mayela, qui fait largement réagir sur les réseaux sociaux congolais depuis plusieurs jours, connaît un nouveau développement. Sa famille biologique, appuyée par la députée nationale et ancienne ministre Wivine Moleka, présentée comme sa cousine, a tenu à apporter des précisions sur cette affaire et à démentir toute relation entre la jeune femme et le président Félix Tshisekedi.
L’affaire a éclaté après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant Mathy Mayela aux abords de la Cité de l’OUA, à Kinshasa. Dans cette séquence, elle se présente comme la « troisième dame » ou la troisième épouse du chef de l’État. La vidéo, devenue virale, a rapidement suscité de nombreuses réactions, notamment autour des questions de sécurité présidentielle et de l’identité de cette femme.
Face à la polémique, la Maison civile du chef de l’État a publié un démenti. Elle affirme que Mathy Mayela n’appartient pas à l’entourage familial du président Félix Tshisekedi et évoque, sur la base des premiers éléments recueillis, une situation de fragilité psychologique.
La famille biologique de Mathy Mayela est ensuite sortie du silence. Wivine Moleka a expliqué que sa cousine souffrirait depuis plusieurs années de troubles psychiques affectant son comportement et son jugement. Christian Kabasele, qui se présente comme son frère, ainsi que son beau-frère, ont également exprimé leurs regrets face à l’incident et présenté leurs excuses au chef de l’État, à sa famille et aux services chargés de sa sécurité.
Pour le beau-frère de Mathy Mayela, la réponse à apporter à cette situation doit avant tout être médicale. « Sa place est à l’hôpital et non au cachot », a-t-il plaidé, soulignant que la jeune femme n’aurait jamais eu de relation personnelle avec Félix Tshisekedi et qu’elle n’aurait pas pleinement conscience de la portée de ses actes.
Au-delà de la polémique politique et sécuritaire, cette affaire soulève surtout la question du traitement réservé aux personnes souffrant de troubles psychiques en République démocratique du Congo. La famille de Mathy Mayela appelle ainsi les internautes à mettre fin aux moqueries et au partage des images de la jeune femme. Elle demande que cette affaire soit abordée avec davantage d’humanité et de retenue, afin d’éviter ce qu’elle considère comme un véritable lynchage numérique.
Une affaire devenue virale qui remet donc au premier plan la question de la santé mentale et de la prise en charge des personnes vulnérables en RDC, dans un pays où l’accès aux soins psychiatriques demeure un enjeu majeur.
Par PAUL ZAÏDI