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En commune frontalière de Kasindi-Lubiriha, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, les acteurs locaux veulent privilégier la médiation face aux tensions foncières. Chefs terriens, société civile, jeunes et opérateurs économiques ont signé, le 26 août 2026, une déclaration commune proposant une feuille de route pour tenter de résoudre plusieurs différends dans les quartiers Congo ya Sika et Mapathy.
Les conflits fonciers constituent depuis plusieurs années une source de tensions à Kasindi. Dans les quartiers concernés, les contestations portent notamment sur des actes de vente, les limites de certaines concessions et la présence d’occupants dont les droits restent parfois contestés. Ces dossiers ont déjà fait l’objet de plusieurs interventions administratives à différents niveaux.
La déclaration commune place notamment au centre des discussions les dossiers de la société Joshua et de l’opérateur économique Vany Bishweka. Les signataires appellent à une clarification des droits fonciers de la société Joshua et souhaitent également qu’une solution concertée soit trouvée autour de la concession de cinq hectares acquise par Vany Bishweka.
Le bornage comme première étape
Pour éviter une nouvelle escalade, les acteurs locaux recommandent une descente des techniciens sur le terrain. Leur mission sera de mesurer les concessions, d’en déterminer les limites, d’identifier les occupants et de documenter les droits des différentes parties.
Une fois ce travail réalisé, les signataires préconisent une médiation au cas par cas afin de déterminer les modalités d’éventuels désintéressements ou indemnisations. L’objectif affiché est de parvenir à une séparation claire des concessions et de réduire les risques de nouveaux affrontements ou conflits.
La société civile affirme, de son côté, vouloir continuer à jouer son rôle de défense des citoyens, conformément aux lois de la République. Pour les acteurs réunis à Kasindi, la réussite de cette démarche dépendra désormais de la transparence du bornage, du respect des droits établis et de la volonté de toutes les parties de privilégier le dialogue.
Au finish, l’enjeu dépasse donc les seules questions de propriété : il s’agit aussi de préserver la cohésion sociale et de créer un climat plus favorable aux investissements et au développement local.
Par PAUL ZAÏDI